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Le blog de unptigalezo : SaTuSaMer

Lôche - Episode 12 : Rico prend sa murge, Marie sa revanche, Manu sort son sabre, Pierre Hicks et le Doc vont au ciné, Bertrand fait le cochon, Damianek se fait un keuf …

30 Janvier 2011 , Rédigé par Satusamer team Publié dans #SéRIE SAMER

 

LOCHE affiche S1 épisode12

Damianek, les oreilles encore bourdonnantes, gisait au milieu de la poussière et des débris de plâtres qui jonchaient le sol. Son slip en bronze plaqué dans le mur…Ses yeux ne quittaient pas Betty encastrée dans le plafond. Betty parla la première :

-          Ouaaaah…ça c'est de la partie de jambes en l'air…Pas mal le coup du slip…C'était du tonnerre…avec les éclairs à la fin…Génial…Ouh…

-          Ouais, je dois avouer que j'ai fais fort…Bon, je le ferais pas tous les jours, j'ai pas envie de déménager à chaque fois.

-          Bon tu m'aides à redescendre ?

Une fois remis de leurs émotions, après une bonne douche, Damianek réfléchit aux derniers évènements :

-          C'est quand même bizarre tout ce qui arrive non ? On dégage tellement d'énergie qu'un orgasme se transforme en explosion…

-          Ouais, pour toi c'est nouveau peut-être…Ecoute, faut que je t'avoue un truc, pour moi c'est la routine.

-          Quoi ? Tu finis toujours au plafond ?

-          Non, ça c'est exceptionnel, non je veux dire, les appareils qui fonctionnent sans les brancher, les voitures sans batteries, tout ça. Moi je l'ai toujours fait…depuis que je suis toute petite.

-          Merde, mais t'es wonder-woman ou quoi ?

-          Non, c'est de naissance d'après Hubert. Il n'a jamais voulu que j'en parle à quiconque, il a toujours été strict là-dessus. Selon lui, si le monde savait ma vie serait en danger. Il m'a appris à maîtriser ce don et surtout à le dissimuler…

-          Tu crois pas que tu devrais avoir une petite discussion avec lui…sur tous ces évènements ?

-          Oui…mais je ne lui parle plus tu sais bien…Il a changé, il est différent, je ne le reconnais plus…

-          Ouais mais là, une réconciliation s'impose non ?

-          Tu ne comprends pas…Ecoute, je te l'ai jamais dit mais un jour je suis allé chez lui…C'était juste après qu'il commence à déconner, à se balader à poil…Ce jour là, il était absent, je suis allé dans son bureau. Tu connais Hubert, il est bordélique, mais là tout était rangé, nickel. Il y avait un tiroir fermé à clé, alors même que l'idée de fermer une porte le rend malade. Tu sais, je suis pas curieuse…

-          Hein ? tu te fous de moi ?

-          Enfin bref, je connais la maison, j'ai retrouvé les clés, j'ai fouillé un peu. J'ai trouvé des lettres codées, des messages cryptés et même un courrier avec le cachet impérial et je suis tombé sur son testament. Tu sais quoi ? Ce salaud m'a déshérité! Tu crois ça toi ?

-          Déshérité ? Je croyais qu'il fallait l'accord des enfants pour les déshériter ?

-          Ouais peut-être pour les enfants naturels, pas pour les enfants adoptés apparemment. Et tu sais au bénéfice de qui ?

-          Non.

-          Régine Hicks.

-          Merde…Damianek regarda sa montre. Bon écoute, on réglera ça plus tard, j'ai promis à Rico de l'aider ce soir, il a tout le village au restau. Tu m'accompagnes ?

-          Ouais…ça me changera les idées.

 

Bertrand arriva au camping à la ferme. Hubert l'attendait devant sa maison. A poil bien entendu, ce qui ne surprit pas Bertrand outre mesure. Non… le plus étonnant c'était le gars à côté…Enfin le gars, si on peut appeler comme ça un monstre vert phosphorescent de 2 m, d'environ 200 kg pourvu de 3 jambes…Lui aussi était nu…et vu de plus près sa 3ème jambe n'en était pas vraiment une…Elle avait la forme, la grandeur, le volume, mais au lieu de se terminer par un pied et 5 orteils, elle s'achevait sur un prépuce gros comme un poing. Bertrand déglutit et serra les fesses. Un réflexe oh combien humain, mais parfaitement inutile pour la suite des évènements…

 

Pierre Hicks et le doc étaient descendus au caveau. La belle DAO gisait dans un caisson cryogénique. Elle paraissait comme endormie. Les deux gars étaient émus. Ils restèrent en silence quelques instants devant le caisson.

-          Elle est belle hein ?

-          Magnifique.

-          Bon tu sais que quand j'ouvrirai le caisson, son corps va se réchauffer. On aura environ 1 heure avant qu'elle commence sa décomposition accélérée. Si on rate notre coup, c'est terminé.

-          Je sais, vas-y ouvre.

Le doc regarda une dernière fois Jenny alias DAO, son ex-fiancée dont il fut longtemps amoureux. Il savait qu'après l'ouverture du caisson, il ne pourra plus jamais la voir comme ça. Il la perdrait pour toujours. C'était un peu comme une seconde mort. Mais c'était le prix de la vérité et de la vengeance. Peut-être, grâce à la Cérébro-visionneuse de Caméreon, ils allaient découvrir qui était responsable de sa mort. Il se décida à actionner les mécanismes. Le caisson s'ouvrit en silence. Protégés par des gants spéciaux, ils installèrent délicatement le corps rigide et glacé de DAO sur la Cérébro-visionneuse de Caméron. Grâce aux tests sur les poulets, ils savaient que la Cérébro-visionneuse fonctionnait aussi sur les cadavres, il suffisait que le cerveau ne soit pas trop abimé. Le Doc installa la sonde buccale.

-          Et l'autre sonde, celle que tu mettais dans le cul des poulets ?

-          Non, en fait y en a pas besoin. Pour les poulets, c'était uniquement pour le plaisir.

-          T'es vraiment un pervers, toi.

-          Merci.

Le Doc fit fonctionner la Cérébro-visionneuse. L'écran se mit crépiter... Puis une image apparue. Ça fonctionnait. Apparait d'abord un tunnel, une lumière au bout, des images floues, puis des gens en blouses blanches…

-          C'est quoi, ça ?

-          Sa naissance je dirais…

-          Hein ? Je croyais qu'on ne pourrait voir que la dernière journée !

-          Pour les poulets, oui. Ils n'ont qu'une mémoire instantanée, le cerveau ne conserve que le souvenir des derniers moments. Un peu comme les poissons rouges ou Damianek. Chez les humains normaux, on revoit tous les souvenirs émotionnels forts d'une vie.

Plusieurs séquences de la vie de petite fille de Jenny passèrent sur la cérébro-visionneuse. Les deux gars étaient émus aux larmes. Quelque fois, elle apparaissait à l'image, quand il y avait un souvenir face à un miroir. Puis arriva sa vie d'adulte au temps de la République autonome de Saint-Etienne. Dédé Vachon apparut à l'écran.

-          Tiens c'est le jour de notre rencontre…

-          Ouah…t'étais sur ton 31.

-          Je l'avais invitée au restaurant. J'étais tombé raide dingue amoureux quand je l'ai vu dans son uniforme de la garde républicaine.

-          Tiens mais c'est toi à poil là…ouarf ouarf! Ouh la p'tite bite !

-          Notre première nuit d'amour…Tiens et là quand je lui ai offert sa bague de fiançailles…

-          Tiens et là c'est encore toi de dos avec une casquette…Mais elle te fourre avec un gode ! T'es vraiment un pervers toi !

-          Oh la la, si on peut plus s'amuser…Elle adorait jouer à ça Jenny.

Puis des images de guerre illuminèrent l'écran. Des explosions, du sang, des morts, des blessés partout…C'était le chaos, la bataille de Sein-Chaumond, les troupes impériales, la défaite, puis la fuite avec Pierre Hicks, alias PAO.

-          Ah tiens voilà ta gueule.

-          Ouais…hum désolé…

Arrivèrent ensuite des images d'explosion, d'attentats, des morts…La vie dans la résistance avec le réseau Oracle. Un moment, Pierre Hicks apparait nu dans un lit…Dédé lui sauta dessus.

-          Tu m'avais juré que vous n'aviez jamais couchés ensemble, salaud !

-          Calme-toi bordel ! c'est arrivé qu'une fois je te jure sur mes enfants…un accident, on était crevés, à bout, traqués par les commandos de ce salopard de Davis…on a craqué nerveusement…

Le doc consentit à se calmer. Il fallait se concentrer, on arrivait à la fin de la vie de Jenny, ses derniers moments et l'heure de vérité approchait.

-          Putain à qui elle parle là ?

-          Je sais pas, elle a l'air de s'engueuler avec lui. Paf ! Elle lui a mis une baffe dis-donc.

-          Mais attends…ce mec là, c'est…c'est…Magouilles…Thierry Magouilles en plus jeune…y a pas de doute c'est lui.

-          Ouais t'as raison. Tu crois qu'elle l'a éconduit et pour se venger il l'aurait balancé à l'Empire ?

-          Il est capable de tout cet enfoiré…Une petite explication avec lui s'impose, dit Pierre Hicks en sortant un flingue énorme.

Puis les images sur l'écran se floutèrent. Du sang jaillit sur l'écran. DAO était blessée mortellement. Elle perdait progressivement connaissance. Le sol apparu à la verticale, elle était couchée, on distinguait des militaires des forces impériales. Désormais les images étaient en noir et blanc, hachées, floues, coupées par de longs intermèdes noirs. La mort arrivait. Un dernier battement cil, puis une dernière image d'une netteté redoutable qui se figea pendant une seconde. Un homme était entré dans le champ de vision de DAO au moment où son cœur s'arrêta. Mais Pierre Hicks et le docteur Vachon-Lelièvre eurent tout le temps de le reconnaître. Ils restèrent longtemps les yeux cloués à l'écran, pourtant devenu noir, terrifiés par ce qu'ils venaient de découvrir.

 

Damianek et Betty étaient arrivés au Salomé de Bahia en plein coup de feu. C'était la foule des grands jours, le restau, à l'instar de Rico, était plein comme une huitre. Betty aidait au service et Damianek s'installa derrière le bar. Dire que Rico était bourré serait une litote, il était cuit comme une rave. Damianek dut le soutenir pour l'emmener pisser dehors. Rico, que l'alcool rendait loquace et nostalgique mais aussi en bon brésilien qu'il était, un brin exhibitionniste, avait le pantalon baissé jusqu'aux chevilles, les fesses à l'air et tentait désespérément de pisser :

-          Tiens Damianek…hips… regarde che vais te montrer un truc…

Tout à coup un éclair sortit de son pénis et frappa un malheureux chat de gouttière qui brûla instantanément…Rico se marrait. Hi hi hi…Damianek n'en revenait pas :

-          Ouah…mais comment tu fais ça ? Toi aussi t'as des nouveaux pouvoirs depuis aujourd'hui ?

-          Non, moi ch'ais touchours été comme cha…Depuis tout petit … Je fais tout fonchionner, jamais de coupure…hips…Ma moman elle voulait pas que je le montre, elle dijait que ch'était dangereux…bouh ma moman…Ma moman elle morte tu chavais cha ? Achachi…tuée par che chalaud de Kaïcher…hips…

-          Tué par un Karcher ?

-          Non le Kaïcher, un méchant de la mafia…Un voyou…Ma moman, elle ch'appellait Chalomé, comme le rechtaurant…Enfin ch'est le rechtaurant qui ch'appelle comme elle…Burp. Et…et…qu'éche que je dijait ?…Ah oui…et avant de mourir ma moman elle m'a dit…Mon fich, va en Franche retrouver ta chœur…

-          Thatcher ? Margaret Thatcher ?

-          Non…hips…Ma chœur, la fille de ma moman…hips!

-          Et tu l'as retrouvé ?

-          Non jamais…hips…Après j'ai rencontré Marie, le coup de foudre, et voilà…Plonk!

D'un coup, Rico bascula tête dans le fossé, cul nu à l'air. C'est à ce moment que Damianek distingua ce tatouage insolite qu'il connaissait déjà pour l'avoir vu sur un autre postérieur où il avait ses habitudes…

Manu et Elas arrivaient à la jonction des égouts. Comme convenu Elas continua à explorer la nouvelle galerie pendant que Manu emprunterait l'autre galerie pour tenter de "maîtriser la furie" comme il disait. Arrivée dans la grotte il sortit discrètement. Elas n'avait pas menti, ni exagéré (un point de plus pour son évaluation annuelle), la jeune fille était bien nue, fesses rondes et généreuses, seins parfaits, fermes et volumineux, elle maniait dans de grandes arabesques une lourde épée de bronze. Ses seins voluptueux suivaient en rythme sa danse mystique aux déhanchements scabreux, elle bredouillait des menaces envers un ennemi imaginaire. Manu reconnu bien en haut le visage de Zvanounette, qu'il connaissait un peu. Mais en bas…ça il ne pouvait pas se tromper, il s'agissait bien de la toison de corail rouge feu de Xéna la guerrière. Son sang ne fit qu'un tour, son pénis en fit une dizaine. Il toussota pour attirer l'attention. Zvanounette/Xéna se retourna brusquement et ivre de rage se précipita vers lui, sabre levé en criant :

-          Que fais-tu là gnome de la forêt….Tu es envoyé par Tourainus le Roi mutant…Tu vas mourir!

Manu esquiva le coup. Il comprit que Zvanounette était en plein délire. Il tenta une approche :

-          Non non, c'est moi Manu Palarsen…Je travaille à la Mairie…

-          Menteur, tu es une créature du Faux-Roux, le Jamba diabolique…Tu vas mourir!

Manu manqua de peu de se faire estourbir par le 2ème coup. Il fallait improviser. Sa connaissance de l'univers érotico-fantasy de Xéna devrait l'aider.

-          Non Xéna, je suis Yan Tessiou le guerrier Modou, véritablement !

Xéna s'arrêta net, interloquée.

-          Ah bon…et où est ton célèbre sabre télescopique, Sire Tessiou ?

-          Euh…ben j'l'ai oublié.

-          Impossible ! Son sabre est greffé à son corps…Menteur tu n'es pas Sire Tessiou, tu vas mourir!

Dans un réflexe de survie, Manu baissa pantalon et slip. Xéna s'arrêta en plein geste de décapitation :

-          Qu'est-ce que…on dirait bien le sabre de Sire Tessiou, en plus petit…Mais qu'attends-tu pour le déployer…

-          Euh…c'est à dire…je suis à fond là…hum…

-          Menteur! Tu n'es pas Sire Tessiou. Ton sabre n'est pas télescopique! Tu vas mourir, gnome de la forêt!

Heureusement pour Manu, emportée par son élan, Zvanounette glissa sur un hérisson et s'assomma sur une pierre. Elle gisait là, nue, offerte, à porté de main… Il tenta un bouche à bouche, mais bientôt les langues se lièrent, les corps s'enlacèrent, les mains caressèrent, pétrirent, palpèrent... Manu ôta hâtivement ses vêtements qui atterrirent sur le hérisson. Hercule, car il s'agissait de lui, subitement aveuglé, paniqué, couru à l'extérieur de la grotte, emportant avec lui slip et pantalon.

 

Bertrand n'en menait pas large. Il sentait le coup fourré. S'adressant à Hubert, il ne pouvait s'empêcher de lancer des coups d'œil furtifs vers le monstre vert :

-          Sympa ton pote. C'est Hulk, non ?

-          Je te présente Shreck. C'est…mon homme de main…Il a subit quelques opérations chirurgicales. Alors sois gentil avec lui, il est un peu…irritable.

-          Ah…pratique sinon sa béquille. Tu peux le garer sur le trottoir…

-          Alors, Bertrand, que nous vaut l'honneur de ta visite.

-          Ben, je voulais te voir à propos du MAIA, je suis intéressé, en fait. Je veux adhérer, apporter ma pierre à l'édifice.

-          Ah ah ! Toi intéressé. Mon cul ! Et il joignit le geste à la parole. Tu veux infiltrer l'organisation pour te venger de ton père, c'est tout.

-          Quoi…mais comment tu…

-          Ah ah ! je sais beaucoup de choses, imbécile. Je suis Couz1'Hub povcul ! Ton père c'est moi qui l'ai exécuté ce couillon, il chialait comme une tafiole avant de mourir !

-          Salaud, je vais te…

-          Avant même que Bertrand ait pu esquisser un geste, il avait la main énorme de Shreck autour du coup. Hurgl…

-          Bon je t'ai pas dit, mais Shreck est un killer, figure-toi que c'est une véritable artiste dans son domaine. Il assassine à la manière d'un film. Alors pour notre petit Bertrand, quel est ton choix de film Shrek ?

-          MOI CHOISIR DELIVRANCE…DE JOHN BOORMAN…SCENE DU COCHON!

-          Très bon choix…Bon ben je te laisse…j'aime pas trop les éclaboussures de sang.

Et alors qu'Hubert s'éloignait, Shrek avait retourné Bertrand et baissé son pantalon sur ses chevilles. Hubert accueillit avec sourire les ahanements inhumains de Shrek qu'accompagnaient les premiers hurlements de douleurs de Bertrand.

Au Salomé de Bahia, alors que Rico gisait planté dans le fossé, le cul à l'air, le Maire Gérard Clon fit son entrée dans le restaurant, accompagné de sa femme et de son fidèle Porteflingue. C'est Betty qui les accueillit :

-          Tiens Madame le Curé…C'est vous qui assurez le service ? Vous n'êtes pas en train d'astiquer le cierge de Monsieur le Curé…ha ha ha ! les trois s'esclaffèrent grassement.

-          Non Monsieur le Maire, c'est déjà fait j'ai encore de la cire plein la culotte…C'est gentil à vous d'avoir amené Madame aujourd'hui, d'habitude vous venez accompagnée de votre fille.

-          Vous savez bien que je n'ai pas de fille. Répondit le Maire sous le regard courroucé de Madame.

-          Oups pardon…C'est vrai qu'elle me paraissait bien jeune pour être votre fille…

-          Bon ! coupa le Maire, mettez-nous une table.

-          Bien, Monsieur le Maire, comme d'habitude j'amène du Champagne ?

-          Foutez-vous pas trop de ma gueule, je vous rappelle que la situation de M. Tapriteski est placée sous ma bienveillance.

Betty installa le groupe et informa la cuisine de l'intrusion de ces nouveaux convives.

-          Y a ce con de Maire avec sa grosse et Porteflingue. Je les ai installé à la 3…J'ai bien fait ?

-          Qu'est-ce qu'il fait là ce salaud…je veux pas le voir ici ! rétorqua Marie.

-          Tu veux que je les vire ?

-          Non, non…je vais m'en occuper. Mireille tu peux me passer la casserole de spaghettis ?

-          Attends y a encore l'eau dedans, je les ai pas égoutté.

-          Tant mieux…pour ce que je vais en faire, c'est aussi bien…

Betty et Mireille se regardèrent les yeux en forme de points d'interrogation.

Manu et Zvanounette étendus et sereins partageaient une cigarette les yeux fixés au plafond de la grotte. Manu brisa le silence :

-          Je viens d'accomplir le rêve de ma vie. Faire l'amour avec Xéna la guerrière…

-          Désolée, mais c'était avec Zvanounette que t'as fait l'amour. Xéna à disparu lorsque je me suis cogné contre la pierre.

-          Et ça t'arrive souvent de jouer à Xéna ?

-          Non, j'ai des crises de délire, quand j'ai un choc émotionnel violent…Je me transforme complètement, je deviens elle…et le lendemain, quand j'ai recouvré mes esprits, je me retrouve à poil dans cette grotte ou dans la forêt, en ayant tout oublié…

-          Si j'avais pensé que Xéna c'était toi…Tu sais que j'ai tous tes films…Je suis un fan, j'ai même racheté les droits…Mais qu'est-ce qu'est arrivé à ta chevelure rousse ?

-          Je les ai fait teindre…teinture définitive…Je voulais tout arrêter, faire disparaître Xéna, me recréer une nouvelle identité, commencer une nouvelle vie…Mais j'ai pas eu le courage de tout supprimer, j'ai gardé le bas de Xéna, enfin tu vois quoi…Je me faisais épilée chez Mireille, mais j'ai arrêté quand j'ai surpris Bertrand en train de se masturber derrière la fenêtre…c'est un peu grâce à lui que tu m'as reconnu, à ma toison….

Tout à coup, Zvanounette se dressa brutalement.

-          Merde! Putain, Bertrand…Je me souviens maintenant ! Le choc il vient de là ! Vite, il faut qu'on retourne au camping ! Zvanounette s'était levée.

-          Qu'est-ce qu'il se passe au camping ? Manu cherchait ses affaires

-          Tout à l'heure j'ai surpris Hubert avec ce putain de monstre que j'ai emmené en deltaplane ce matin. Hubert parlait de buter Bertrand…Ils m'ont vu, ils m'ont couru après, je leur ai échappé mais j'ai paniqué et voilà…je suis devenue Xéna. Vite faut qu'on y aille, y a un truc bizarre, Hubert il manigance quelque chose! Bertrand est en danger, je le sens ! Viens, dépêche-toi!

-          Mais attend je trouve plus mon calbute. Et puis faut aller chercher de l'aide tu crois pas ?

-          Non, on n'a pas le temps, et puis à deux on est plus forts, et j'ai mon épée, je sais m'en servir et toi t'as ton sabre, enfin ton canif…Allez grouille, tant pis pour ton slip, c'est la nuit, personne te verra!

Zvanounette et Manu couraient nus dans la nuit, ils n'avaient sur eux que leur bite et leur couteau.

Marie, la casserole sous le bras, se rendit à la table du Maire.

-          Ah! Marie, vous prenez notre commande s'il vous plait ?

-          Bien Monsieur le Maire. Je vous propose ce soir légumes de Sonia, accompagné d'une sauce adultère et d'une fille illégitime.

D'un coup on entendit voler une mouche dans le restaurant…

-          Je..je ne comprends pas..que signifie…

-          Ah ouais…Tu te souviens pas de Sonia Desbois, que t'as engrossé puis abandonné lâchement ? Elle s'est suicidée à cause de toi connard…Moi je suis ton gros spermatozoïde, j'ai bien grandit et je te passe le bonjour !

A ces derniers mots, Marie versa l'intégralité de la casserole de spaghettis bouillantes sur la tête du Maire qui s'effondra de sa chaise, rouge de douleur sous les regards paniqués de sa femme et de Porteflingue.

Alors que quelques applaudissements commencèrent à éclore dans la salle, et qu'une Marie comblée se préparait à rentrer en cuisine, Porteflingue pointa son méga-täser sur son dos, Betty eu juste le temps de s'interposer, elle prit la charge mortelle en pleine tête.

Au même moment Elas parvenait enfin au bout de la galerie. Il émergea du conduit. Derrière lui le mur de brouillard. Il était passé dessous. Autour de lui des tas de militaires et de scientifiques en blouse blanche s'agitaient autour d'appareils compliqués. A peine sortit, il se fit abordé par un soldat.

-          Qu'est-ce que vous foutez-là vous ? Où est votre laisser-passer ? Montrer moi votre carte !

Elas sortit instinctivement sa fausse carte de pompier qu'il gardait précieusement pour une occasion comme celle-là.

-          Euh, je suis pompier, je suis de garde…

-          Oh pardon mon colonel. Vous pouvez passer.

-          Dites-moi, où est le PC de ce…bazar.

-          La-bas, sur votre droite dans la tente impériale.

-          Ah! Merci.

Elas se rendit dans la tente surmontée d'oriflammes et de drapeaux impériaux (bleu et blanc avec une fleur de lys au centre). A l'intérieur un tas d'officiel scrutaient des écrans de contrôle où l'on apercevait tout le village. Sur l'un des écrans il distinguait nettement l'intérieur du restaurant avec le Maire sous la table. Sur un autre, son chef Palarsen complètement à poil qui courrait à côté de la furie au sabre. Tiens c'est ça qu'il appelle "maîtriser", pensa-t-il. Faisant le tour des officiels présents, il reconnut le petit homme entouré de garde du corps. Niko III en personne…

 

Lorsque Damianek, revenant de l'extérieur vit Betty s'écrouler, touchée par le täser, il retrouva instantanément ses réflexes de tueur. Il se précipita devant Porteflingue et avec l'auriculaire traça à une vitesse étonnante une croix sur le torse du policier. Quelques secondes passèrent, Porteflingue regarda son torse et se mit à sourire :

-          Ben alors Jean-Paul II, tu veux me bénir ou quoi ?

Puis il sombra la tête dans l'assiette…Mort.

 

C'est à ce moment précis que tout s'immobilisa. Tous les habitants du village restèrent figés, paralysés, incapables de faire un geste. Bien que tous conscients, aucun n'était capable d'esquisser le moindre geste. Ils avaient perdu le contrôle de leur corps. Comme si le temps s'était arrêté, à l'instar d'une photo, les clients du restaurant étaient pétrifiés, dans la posture de l'instant, fourchette levée, verre à portée de bouche. Gégé le stylo dans une main, le goulot d'une bouteille de blanc dans l'autre, Mireille les yeux révulsés. Manu et Svanounette figés dans leurs positions de coureur. Pierre Hicks et le Docteur Vachon immobiles. Tayo avec la main paralysée tirant son pénis. Idem à "La Mousse", Zahia à quatre pattes avec POL derrière, statufiés. Michel une main sur le casque, l'autre raide bloquant un vinyle dans un scratch ininterrompu. Thierry immobile avec la main figée de Violette sur sa joue pour une claque interminable…

 

FIN DE LA SAISON 1

 

 

   

ricomarie

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ASTERIOS POLYP de david Mazzucchelli

26 Janvier 2011 , Rédigé par Satusamer team Publié dans #BD-BOOK SAMER

ASTERIOS_POLYP.jpgC’est quand on a tout perdu qu’on peut commencer à avancer ?

Voilà un peu la question que se pose le personnage de cette très grande BD.

Examen de conscience, ponctué de souvenirs positifs comme négatifs, roman graphiquement impressionnant, Asterios Polyp est à la fois une attachante histoire humaine et une brillante construction intellectuelle.

Faut pas passer à côté !

 

 

 

Damianek qui vous le prête tellement c’est bon.asterios2.jpg

 

 

asterios-polyp-03.jpg

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Lôche - Episode 11 : Damianek sonne les cloches à Betty, Pierre Hicks va chez le docteur, Bertrand a un rendez-vous secret, Au Salomé c'est la foule, à la Mairie on fait des heures sup…

23 Janvier 2011 , Rédigé par Satusamer team Publié dans #SéRIE SAMER

 LOCHE affiche S1 épisode11

 

Résumé : A Lôche l'ambiance devient éléctrique ! voici l'avant dernier épisode de la première saison.

 

 

Le phénomène étrange d'électro-télékinésie des habitants arrivait ce soir à son paroxysme. Dès qu'une personne actionnait un appareil, il se mettait en route aussitôt, qu'il soit branché ou non. Les voitures aux réservoirs à sec démarraient au quart de tour. Il suffisait qu'un quidam passe sous un candélabre pour qu'il s'allume. Avec l'expérience, certains arrivaient à faire fonctionner n'importe quel mécanisme sans le toucher, juste en y pensant… Ça ne se passa pas sans quelques problèmes de réglages au départ, on déplora de nombreux accidents ce jour là. Bertrand mis le feu à son pantalon en lâchant un pet brutal, Gégé brûla une personne âgée au 3ème degré en rotant un coup, Régine Hicks électrocuta une vache en la trayant, quant à Damianek, pour la 1ère fois de sa vie, il fit des étincelles avec sa bite.

Cela se passa en fin d'après midi, après les vêpres que Damianek célébra au pastis-jambon. Il rentrait chez lui repus et légèrement grisé. Betty, en petite culotte, était penchée et concentrée sur sa machine à coudre, une sur-fileuse débranchée qui fonctionnait pourtant à plein régime. D'ailleurs pour Betty, ce phénomène télékinésique n'avait rien de nouveau, aussi loin qu'elle se souvienne elle avait toujours eu cette faculté de faire fonctionner n'importe quel appareil sans le toucher et sans qu'il soit alimenté. Son père, Hubert lui avait appris à maîtriser cette étrange et dangereuse faculté et surtout à toujours a dissimuler aux autres sans qu'elle n'en saisisse vraiment les raisons profondes. Elle n'en avait donc jamais parlé à personne, y compris Damianek, et avait appris à dissimuler cet étrange pouvoir même s'il lui arrivait exceptionnellement d'y recourir. Ce fut le cas par exemple quand un individu tenta de l'agresser un soir à Pâcon. On le retrouva dans la vigne, 5 km plus loin, complètement cramé. L'autopsie diagnostiqua un coup de foudre.

En attendant, Damianek fut saisi par la sensualité de la scène. Betty ne se serait rendu compte de rien si tout à coup : Ding! Dong! Ding! Dong ! les cloches ne s'étaient mises à sonner :

-          Qu'est-ce qui se passe ! dit-elle en se retournant brusquement vers Damianek…Mais…C'est toi qui fait ce bruit ?

Damianek n'en revenait pas, il était tellement excité qu'il sonnait le tocsin avec son sexe martelant son slip sous sa lourde robe de bure de fonctionnaire théologique qui faisait résonnance. Le miracle tenait au fait que Damianek portait un slip polonais que sa mamie avait reprisé avec des plaques de bronze pour protéger ses délicates parties du froid climat de Silésie.

Après un instant furtif où les deux restèrent bouche bée, Damianek sauta sauvagement sur une Betty consentante et lui fit subir les derniers outrages à même le carrelage refait à neuf. Ce fut violent, cataclysmique, cyclonique, et explosif…au sens premier. La détonation souffla toutes les vitres de la maison et le vacarme s'entendit à des km à la ronde…

L'onde de choc fit légèrement trembler les murs chez les Dugommier. Bertrand n'y prêtât guère attention, concentré qu'il était sur son ordinateur Pomme© à relire ses derniers mails. Si les appareils s'étaient brusquement et curieusement remis à fonctionner, il n'y avait par contre aucun réseau de télécommunication. Bertrand, relisait donc ces derniers échanges avec le MAIA. Il s'était fait passer pour un nouvel adepte de l'organisation écolo-terroriste. Déjà plusieurs années qu'il tentait d'infiltrer le MAIA. La tache était ardu tant l'organisation clandestine s'avérait être une véritable citadelle, secrète et très méfiante. L'adhésion faisait partie de sa stratégie. Son objectif était bien sûr de s'infiltrer et remonter la filière pour démasquer le chef du réseau, le fameux Couz1'Hub, et venger la mort de son père. Son père, Jean-Edern Dugommier, informaticien de génie qui avait mis au point le système informatique G-ROM gérant l'ensemble des transactions financières mondiales. Bertrand soupçonnait le MAIA d'être à l'origine de l'enlèvement et de l'assassinat de son père qui détenait les codes sources du logiciel.

A force d'insistance, Bertrand avait gagné la confiance du MAIA et obtenu le nom d'un contact local à Lôche : Hubert La Clôche. Bertrand n'était pas étonné, il savait depuis longtemps que Hubert appartenait au MAIA, mais pour lui ce n'était qu'un membre de seconde zone. Néanmoins, faute de mieux il accepta un rendez-vous avec Hubert. C'était précisément ce soir…

 

Après l'expérience sur le coq, Pierre Hicks était excité. Il fallait absolument remettre ça ce soir, et fini les expériences, il fallait faire parler la mémoire de DAO. Régine était partie au Salomé de Bahia avec les enfants. Il en profita pour rejoindre le Doc Vachon par une des galeries secrètes. Dans le labo, silence. Il est où ce con ? se demanda Pierre Hicks. Tout à coup il perçut un murmure dans les toilettes. Il ouvrit. Le doc avait la tête dans les chiottes. Pierre Hicks le sortit brutalement :

-          Ça va ? Qu'est-ce que tu foutais ?

-          Hein…mais lâche-moi couillon je faisais ma prière.

-          La tête dans les chiottes ?

-          Ben oui, évidemment. Le syncrétisme apostolistique de Guinée Orientale prône à ses adeptes 6 prières par jour, en direction de Malabo et la tête plantée dans les excréments de caméléon…T'es lourd toi.

-          Et t'as de la merde de caméléon dans tes chiottes…

-          Non, moi je fais partie d'un courant minoritaire qui encourage à remplacer les excréments de caméléon par les excréments humains…

-          Merde, mais tu pues grave…Bon on s'en fout. Doc, c'est ce soir, faut qu'on fasse l'expérience sur DAO.

-          Quoi! Non pas encore, il faut encore faire des tests répondit le Doc en s'essuyant le visage. Si ça capote c'est fichu, on ne pourra jamais rééditer l'expérience. Tu le sais.

-          Oui, mais faut tenter le tout pour le tout. Je sens que l'étau se resserre. Il se passe des trucs en ce moment. C'est décisif. Doc, il faut qu'on le fasse ce soir, et il faut que ça marche!

-          Bon Ok. On descend au caveau.

-          Euh t'en as encore sur la joue, là…t'es vraiment dégueulasse !

Avant de descendre, Pierre Hicks avisa une palette pleine de boites de médicaments.

-          C'est quoi ça ?

-          Oh je viens de recevoir ça d'un laboratoire. Ça s'appelle Médiator©. Je le prescris pour les enfants, maux de tête, rhumes, écorchures…ça guérit tout. T'en veux pour tes gosses ?

-          Euh…non, ça va aller. Pierre Hicks doutait de plus en plus des compétences médicales de son ami.

 

Au Salomé de Bahia c'était l'affluence. Tout le village s'y était donné rendez-vous. Logique, on y trouvait à manger et Rico faisait crédit. Ce dernier d'ailleurs était à son zénith. Il virevoltait entre les tables, sautait de la cuisine à la salle, surveillait les cuissons, assaisonnait les sauces. Il n'était jamais aussi heureux que quand il avait du monde. Certes le restaurant perdait de l'argent, à part les habitués, Gégé, Dugommier, Damianek, Pierre Hicks, le docteur Vachon qui venaient chaque soir s'alcooliser au bar, le restaurant tournait peu. Et Rico était bon cuisinier mais piètre comptable. Il offrait la tournée, faisait crédit, baissait les prix…Marie, qui tenait la pharmacie, comblait les déficits. Ainsi en allait-il du Salomé de Bahia.

Mais ce soir là, quelle clientèle ! Bien sûr Rico ne ferait quasiment rien payer à personne, le bonheur de faire à manger et d'avoir salle comble au restaurant sera son seul bénéfice. A force de trinquer à toutes les tables il tenait un sévère murge ce soir là.

Mireille était venue donner un coup de main en cuisine, elle épluchait les patates avec Marie. Et ça papote et ça papote…

-          Il est heureux Rico on dirait, lança Mireille.

-          Il adore quand y a du monde. On va encore perdre un fric fou, mais bon le voir comme ça, ça fait plaisir.

-          Il en tient une bonne dis donc.

-          Ouais. Tu le connais, il trinque avec tout le monde, offre la tournée, il a pas l'habitude et il est vite défoncé. Gare à la gueule de bois demain. Depuis que je le connais je l'ai jamais vu aussi saoul…

-          Tiens d'ailleurs ça fait combien de temps que vous êtes ensemble.

-          Ben…attends…Je suis revenu il y a 7 ans à Lôche, il est arrivé 1 an après il me semble.

-          Ah ouais je me rappelle, t'as racheté la pharmacie à la vieille Palarsen.

-          Oui, tu sais je suis née à Lôche, c'était un peu un retour aux sources pour moi.

-          Tes parents habitaient Lôche ?

-          Oui. En fait c'est ma mère qui m'a élevé. Mon père…je l'ai jamais vu. Il a largué ma mère quand elle était enceinte, elle s'en ai jamais remise. Elle s'est suicidée le jour de mon 12ème anniversaire.

-          Je suis désolée…et ton père, tu sais qui c'est ?

-          Oh oui. C'est ce connard de maire, Clon, c'est une vraie crevure, crois-moi.

A la Mairie, justement, les bureaux étaient vides. Seul Manu Palarsen réglait quelques derniers soucis organisationnels et logistiques. Elas déboula dans son bureau, sale comme un éboueur, le casque crottée et les bottes pleines de terre.

-          Chef. Y a un os.

-          Quoi ?

-          Dans les égouts que vous m'avez demandé de suivre, un moment donné ça fait une fourche avec deux galeries.

-          Ouais et alors ?

-          Ben j'ai pris une des deux galeries, j'ai suivi pendant 200 m, je suis remonté dans une grotte. C'était éclairé. Sans faire de bruit, je suis sorti, y avait une fille…

-          Putain mais qu'est-ce que tu veux que ça me foute ? Tu vois pas que j'ai du boulot là ?

-          A poil.

-          Quoi "à poil" ?

-          La fille elle était à poil avec une grosse épée quelle agitait en gueulant comme une furie.

A cette évocation, l'intérêt de Manu s'éveilla.

-          Euh…tu veux dire qu'il y a une fille à poil dans une grotte qui joue avec une épée ? La fille, elle est comment...je veux dire, t'es sûr que c'est une fille

-          Ah ça oui, des melons comme ça, terrible. Et puis c'est une rousse…une vraie rousse. Elas insista sur ce dernier détail.

A cette évocation, l'intérêt de Manu, et certains de ses membres, se dressèrent brutalement.

-          Bon t'as bien fait de me prévenir, il faut que j'aille constater ça sur place pour faire un rapport au Maire.

-          Vous croyez pas qu'on devrait prévenir Porteflingue, elle est peut-être dangereuse.

-          Non, non je m'en occupe…On va pas le déranger, et puis un peu de courage merde!

-          Bon alors je vous accompagne.

-          Euh…ouais, en fait ce que tu vas faire tu vas prendre l'autre galerie pour voir où elle débouche moi je m'occupe de la furie…

-          Ce que vous êtes courageux chef.

A ce moment, Manu se demanda si Elas ne se foutait pas un peu de sa gueule…Non impossible, il est trop con.

 

betty

  

  

 dugommier

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TOP 10 TCHI TCHA 2010

12 Janvier 2011 , Rédigé par Satusamer team Publié dans #TCHI-TCHA SAMER

agora affiche1_AGORA_Alejandro Amenábar

Avant de mourir une personne lève les yeux au ciel pour trouver des réponses non pas religieuses mais scientifiques : whaouuu tout est là, c’est absolument génialissime.

 

The-Social-Network-Affiche-Fr.jpg2_THE SOCIAL NETWORK_David Fincher

Je me demande encore ce qui est le plus fascinant avec ce dernier Fincher. La mise en scène, l’âge du créateur de facebook, son intelligence, son opportunisme, sa schizophrénie neerd où notre jalousie du plus jeune milliardaire. Je me répète mais qu’est ce que c’est fascinant !

 

3_inceptionINCEPTION_Christopher Nolan

Réussir à faire un blockbuster avec un scénario aussi labyrinthique fallait oser et réussir : Top idée, Top Level !

 

 

dans-ses-yeux.jpg3 ex aequo_DANS SES YEUX_Juan José Campanella

Un polar en apparence, une finesse psychologique des personnages, une mise en scène très classique...et un mélange des genres à l'image d'un plan séquence ovni que De Palma/Ringo Lam auraient voulu réaliser !

  

 

tetro4_TETRO_Francis Ford Coppola

Scénario brillant et touchant (relation au père), fraîcheur de la mise en scène poétique, musique qui dresse les poils…Coppola rajeunit.

 

 

kick-ass-poster-1-.jpg5_KICK ASS_Matthew Vaughn

Une adaptation de comics récent réussie (Mark Millar est un peu plus jeune que Stan Lee, si si). C’est drôle, original, irrévérencieux et avec tout plein d’hémoglobine : du bonheur qui laisse auguré un X-men First Class tout simplement énorme.

 

the_ghost_whriter.jpg6_THE GHOST WHRITER_Roman Polanski

Une ambiance qui tient en haleine et qui met sous pression, un scénario machiavélique, des comédiens au top…et un twist !

  

 

a_single_man.jpg7_A SINGLE MAN_Tom Ford

Touché sur la forme, touché par le fond…un (1er) film sublime où l’on suit un homme blessé ayant perdu l’amour de sa vie et qui malgré les rencontres et autres bouées de sauvetages se présentant à lui, reste inconsolable. Bouleversant

 

mother.jpg8_MOTHER_Bong Joon-ho

Une mère de famille qui pour sauver son seul et unique enfant fera n’importe quoi où comment un réalisateur peut donner de l’empathie pour un personnage trouble et dérangeant. LE film tchong de l’année. Enorme.

 

toy-story-3.jpg9_TOY STORY 3_Lee Unkrich

Tiens un pixar dans le top…étonnant ?

Non c’est amplement mérité pour cette suite de la suite qui clôt une série sans faute. Pas mon préféré (moi c’est le 2) mais encore des trouvailles à n’en plus finir, de l’humour, une lecture sur plusieurs niveaux et une tendresse qui puise dans la nostalgie de chacun…failli chialer.

 

Invites-de-mon-pere.jpg10_LES INVITES DE MON PERE_Anne le Ny

Oh purée un film français !? Yes et presque 2 films en 1. Ça commence comme une excellente comédie mais ça vire drame familial qui nous questionne. Comédiens et écriture au sommet !

 

 

 

 

 

Damianek qui se promet d'aller plus souvent au cinoche et qui se demande ce que VOUS avez aimé cette année.

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Lôche - Episode 10 : Thierry Magouilles, les filles le tiennent par les couilles...

9 Janvier 2011 , Rédigé par Satusamer team Publié dans #SéRIE SAMER

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Résumé :

Lôche, paisible village péri-urbain de 300 habitants à 5 km de Pâcon, se retrouve un matin mystérieusement isolé du reste du monde par un mur de brouillard. Les habitants commencent à se faire du souci. Plus d'énergie, plus de courant, plus de communications et bientôt plus à manger…

Mais après quelques heures, des phénomènes étranges se produisent, les lumières s'allument, le courant revient, dès qu'un habitant touche quelque chose, c'est l'étincelle…Mais qu'est-ce qui se passe bordel !

 

Mais qu'est-ce qui se passe bordel !

C'est à peu près à ça que pensait Thierry Magouilles en roulant dans sa Béhem-Doublevé nord-coréenne à bioéthanol poussée à 150 à l'heure sur les petites routes lôchanes en faisant exploser au passage un radar de la gendarmerie impériale. C'était en effet surprenant, depuis la fin des hydrocarbures, les voitures électriques ou au biogaz dépassaient rarement les 80 km/h. Mais surtout, le plus étonnant, c'est que tous les témoins lumineux de la Béhem signalaient que la jauge de carburant était vide…Et pourtant la Béhem n'était jamais allé aussi vite.

Thierry rentrait de l'entrainement du club de foot qu'il présidait pour se rendre à "La Mousse", sa discothèque. L'entrainement avait été écourté, faute de lumières… l'orgasme de Zahia avec POL le demeuré membré comme un Percheron avait fait péter toutes les ampoules des projecteurs du stade.

Sur la banquette arrière de la Béhem, ça s'agitait sec, des gloussements et des râles se faisaient entendre. Zahia et POL ne se lâchaient plus, ça galochait hardi. Ce qui foutait d'autant plus Thierry en rogne. Zahia c'était sa maîtresse, elle avait malheureusement découvert son penchant prononcé pour les jarrets de truie. Elle menaçait de tout balancer. Pour la faire taire il avait été obligé de faire appel aux "sévices" de POL…Et voilà où il en était…Zahia le et POL filaient le parfait amour et quand Zahia lui avait demandé de les amener danser à "La Mousse" il n'avait pas pu refuser, elle le tenait par la couille droite…

 

Thierry gara la Béhem sur le parking quasi vide de "La Mousse". Putain pas un chat, ça promet. En arrivant il entendit la sono à fond, les spots brillaient de mille feux…Sur la piste, se trémoussait Violette Sianquot, la pouffe gratte-papier à Michel le DJ. Et évidemment, Michel passait un morceau illégal…Depuis un décret impérial de Niko III, seules certaines musiques sont autorisées à la vente et à la consommation. En gros, du Sardou, du Hallyday, du Barbelivien et toutes les bouses de ce genre. Pour la musique anglo-saxonne c'est encore plus restreint : du Céline Dion, un peu de Maria Carey…Le reste était interdit…Le décret précisait, textuellement que les musiques de négros, de niaqoués et de drogués étaient strictement interdites à la vente, à la consommation et à la diffusion, sous peine d'emprisonnement…Traduction : plus de rock, de techno, de hip hop, de jazz, de blues,…Michel qui à l'époque tenait la basse des "Razoirmen" un groupe indé de folk-rock avait tout perdu lors de la promulgation du décret impérial. Il s'était convertit en DJ de boîte à pouffe mais en loucedé il dealait de la musique illégal en revendant sous le manteau des vieux cd indés.

 

Zahia et POL déboulèrent sur la piste. Ouyouyou! Ça pulse fan de chichourle! Fais nous danser mon Michou, s'écria Zahia en enlaçant POL dont le jean faisait un angle de 90° au niveau du bas ventre…Thierry soupira et s'affaissa…Et merde, dit-il en s'adressant à Michel, vas-y mets ta bouse de toute façon y a personne ce soir…

Michel exultait…Il pouvait se lâcher, après un bon gros Hip-Hop gras de la côte Ouest il enchaina avec un vieux Arcade Fire de derrière le Fargo…

Thierry héla Violette qui dansait comme une folle :

-          Oh Arlette Chabot ! Amène moi un calva-coca, steup.

-          Hein ? Et tu veux pas une pipe Ducon ?

-          Oh ça va, t'énerve pas…T'es pas heureuse ? Ton mec passe ta daube, tu pourrais être un minimum reconnaissante…

-          Reconnaissante à quoi ? Vieux salaud…T'es qu'un porc qui fraye avec l'empire, mais fais gaffe le jour où le système tombe, tu seras pendu par les couilles!

-          Oh! du calme Louise Michel…Et toi t'en fais pas partie du système, rappelle-moi le nom de ton journal ? "Pacôn Matin" ça ressemble pas trop à "Combat" ou "Rouge". La dernière fois que j'ai lu ta prose tu faisais le récit de la fête du boudin blanc à Berzé…Vachement subversif!

-          Tu sais bien que c'est qu'un pis-aller…De toute façon y a plus de presse indépendante, alors je préfère me taire en attendant…Faut bien bouffer, merde…

-          Ouais ton mec aussi, faut qu'il bouffe…si tu vois ce que je veux dire…

Un ange passa, 2 minutes plus tard Violette revint avec un calva-coca.

-          Je sais que t'es pas si con…Et puis Mich' aime vraiment son boulot.

-          Ben tu vois quand tu veux…Comment il a fait d'ailleurs ce con pour l'électricité ? Il a réussi à trouver un générateur ?

-          Non. Ça s'est allumé tout seul. Au début, tout doux, volume bas, lumière tamisé, et progressivement à mesure qu'il s'emballait mon Michel, ça a monté, le niveau sonore, les spots…C'est dingue, non ? On dirait que c'est en fonction de son humeur ? Un moment il a confondu la pochette de Franz Ferdinand avec Franck Mickaël…A la 1ère note, plouf! Plus rien, plus de son plus de lumière…Y a un truc bizarre qui se passe, non ? En venant à pied à la boite, j'allumais les lampadaires chaque fois que je passais dessous…

-          Ouais…Moi j'ai poussé ma Béhem à 150…j'ai même grillé un radar…

 

Sur la piste de danse, ça devenait n'importe quoi…Zahia avait tout balancé et POL lui ramonait sévèrement les écoutilles, la musique s'en trouvait amplifiée, la lumière s'intensifiait…Thierry se raidissait. De partout…Il lui venait des idées…

-          Dis donc, Violette, et par rapport à tout à l'heure, ce que tu proposais…Tu sais quand je t'ai demandé de m'apporter le calva-coca ?

-          Quoi une pi…putain mais tu t'arrêtes jamais, toi!

-          Pense à Michel…Tu sais son boulot ne tient qu'à un fil…Et puis sans son salaire vous feriez comment pour produire votre feuille de chou pro-républicaine…Et ouais je suis au courant, ton journal clandestin, "Satusamer", pas très légal tout ça…Tu crois que Porteflingue et Clon seraient ravis d'apprendre qu'un des plus fameux journal de la résistance républicaine est écrit et imprimé dans leur patelin ?

-          Putain mais c'est pas pour rien que tu t'appelles Magouilles!

-          Et toi y a bien Viol dans ton prénom…Hiark Hiark ! Snirflll !… allez baisse-toi ma grande…

Sûr de lui, Thierry commençait à déboutonner son pantalon.

-          T'es vraiment un enfoiré, Thierry. Et con aussi, si tu crois que je vais toucher à ta queue plein de miasmes purulents.

-          Hein…Quoi ?

-          Allez arrête ton char, t'as un chancre sur le bout, pov' cul…

-          Mais comment tu sais…

-          N'oublies pas que je suis journaliste…Je sais tout. Tes petites visites nocturnes à la ferme des Hicks pour récurer leur truie…J'ai même des photos. D'ailleurs j'y pense ça ferait un bon reportage dans le journal, tu vois la une ? "Le directeur du Crédit Lotal de Lôches bourre la cochonne chaque nuit à 3h. Venez nombreux, etc…"

Thierry se reboutonna, la sueur ruisselait sur son nez. Violette le tenait par la couille gauche, l'autre étant prise par Zahia. Décidément sa relation avec Patounette lui coûtait.

-          Bon je crois qu'on est à égalité maintenant, non ? demanda Violette.

-          Ouais Ok, t'es une foutue bonne journaliste et je renouvelle le contrat de Michel demain.

-          T'es sympa…Tiens je boirais bien un cognac.

-          Je te l'apporte Violette.

En allant chercher le verre de Violette, Thierry pensait que c'était vraiment une journée de merde.

 

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ADELE : Rolling in the deep

5 Janvier 2011 , Rédigé par Satusamer team Publié dans #ZIK SAMER

Bien commencer l'année en écoutant de la bonne mais alors très bonne musique....chiche, allez c'est parti !

 

extrait du nouvel album d'Adele "Adele 21" qui sort le 24 janvier.
Damianek qui chante "bonne Année !!!"
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Lôche - Episode 9 : L'homme vert

2 Janvier 2011 , Rédigé par Satusamer team Publié dans #SéRIE SAMER

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Résumé :

Lôche, paisible village péri-urbain de 300 habitants à 5 km de Pâcon, se retrouve un matin mystérieusement isolé du reste du monde par un mur de brouillard...bla bla bla..."les méchants" passent à l'action !

 

 

Nom de code : HLM

Coordonnées : Nord 5454°2°_Sud 546001° Est 124° Ouest 711°

Date : xx/xx/xxxx

Plage horaire : 19h-23h

Importance : haute

Catégorie : nettoyage raffiné

Cible(s) et nb : 72

Observations : carte blanche sur la méthode employée.

 

Voici un extrait du papier qui est en train de finir de se consumer dans l’air frais de ce soir de pleine lune à Lôche. Un morceau de papier qui brule doucement et qui vient de s’envoler par l’une des fenêtres arrière de la bâtisse de Mr le Maire, Gérard Clon.

Notre homme arrive sur les lieux et pénètre l’immeuble HLM après avoir suivi un résident afin de bloquer la porte avant sa fermeture. Tel le ninja il ne laisse aucune trace de son passage furtif : ni bruit, ni trace quelle qu’elle soit.

Très vite il est accroupi derrière la porte N°1 et tend l’oreille avec son stéthoscope. La musique semble provenir d’un tourne disque vinyle avec le son qui crépite et la voie d’uns star de la chanson française du XXème siècle, un temps ministre de la culture…Aux premières (fausses) notes notre homme ferme les yeux et serre les dents. Il reconnaît cette merde innommable « …en apesanteur, ohhh ohh, ahhh…en apesanteur… » Calogero ! Il voit rouge ou plutôt vert, son visage changeant soudainement de couleur. Oublie sa mission, fouille son sac, en extrait une grenade et s’apprête à défoncer la porte quand soudain la musique s’éteint brusquement faisant relâcher la tension de notre homme décidemment très spécial. Il expire doucement à plusieurs reprises, range son arme et sort un tube de comprimés et en ingurgite deux. Calmé, il sort un calepin de sa poche et annote :

-      porte 1 : Reservoir Dogs !

Pendant ce temps de l’autre côté de la porte une résidente soupire à la coupure de l’électricité, allume des bougies, nourrit son p’tit lapin et range précieusement l’un de ses disque préféré sans se douter une seule seconde qu’elle vient d’échapper à la mort. Mathilda CHEVRE continue sa petite vie.

Dans le noir, des lunettes vision nocturne sur la tête, notre homme est déjà derrière la porte N°2 en train d’annoter son précieux calepin :

-      porte 2 : Terminator 1

Derrière cette porte, pourtant aucun bruit, Mr et Mme QUEAUNORD dorment déjà !

Porte N°3,4, 5, …toute une litanie de portes, de noms et d’annotations sur son carnet avec parfois un humour plus ou moins prononcé comme la porte 69 : Vibroboy, la porte 13 : Hallowen ou la porte 51 : Roswel.

Mais que se cache derrière ces numéros et ces titres de films ?

La vérité c’est que nous sommes en présence d’un homme avec un bagage côté psy ! Joryk tapriteski est un tueur professionnel sur qui des expériences ont été menées ce qui explique sa corpulence et sa couleur de peau changeante. C’est simple, les personnes qui n’ont pas croisées son chemin et qui sont encore en vie l’appelle Shrek. Son corps n’est pas le seul à avoir subi des dommages irréparables, son esprit étant endommagé. Sa mémoire n’est vieille que de 5 ans environ et les seuls aptitudes résiduelles sont celles liées à ses talents de tueur pro ainsi que sa culture basée totalement et uniquement sur des références cinématographiques.

Ce qui nous ramène à son carnet, ses annotations faisant référence à des films…

Pour Shrek, chaque mission de killer est un film sur lequel il va s’appuyer ! C’est ainsi qu’il s’est construit une sorte de tableau de correspondance entre sa mission c'est-à-dire tuer et, un film c'est-à-dire la façon de le faire !

Quelques exemples de jobs et la méthode employée :

-      Pour une mission qui consiste à éliminer une personne dans sa salle de bains, SHREK l’appellera Psychose en hommage à A. Hitchcock, utilisera un couteau et écoutera la BO de Bernard Herrmann (hi hi hi hi ii hi iiii…) !

-      Pour rendre sourd quelqu’un, il l’appellera Réservoir Dogs en hommage à Q. Tarantino, utilisera du scotch et un couteau, le tout sur « Stuck in the middle with you » de Stealer Wheels.

-     Pour faire croire à un meurtre exécuter par des yakuzas il piochera dans ses films tchongs préférés tels que The Blade de Tsui Hark ou encore Hanabi, feux d’artifices de T. Kitano, endossera la tenue de samouraï de Jet Li et utilisera un sabre exclusivement japonais…un vrai psychopathe !

-      Une autre fois pour une mission en pleine brousse où il devait « tout faire péter », il choisit Prédator de J MacTiernan et la fameuse sulfateuse capable de débiter 1000 coups de 16mm en une seconde. Imaginez Shrek déguisé en Swartzeneger en tenue de camouflage qui gueule « contaaaaaaaaact » en arrosant tout ce qui se trouve devant lui et vous aurez une idée du taré.

Allez une p’tite dernière….

-     Pour un contrat dans une île du pacifique où il devait exécuter quelques familles retranchées en pavillon il pensa tout de suite à la chevauchée des Walkyries de Richard Wagner et donc vous l’aurez deviné à Apocalypse Now de FF. Coppola. Gros mais alors très gros spectacle et budget (il réussit à voler un hélicoptère armé avec système son ultra performant). La folie des grandeurs ne lui fait pas peur. Rien ne l’arrête !

Régulièrement il se trouve de nouvelles « connexions » entre son job et le 7eme art. et enrichi sa palette de tueur né. C’est ainsi que dernièrement et pour une future mission où il devra exécuter quelqu’un en faisant croire à un accident de la circulation, il est parti en croisade pour rechercher une Playmouth Fury de 1958 rouge, voiture cultissime depuis Christine réalisé par J. Carpenter, Voiture qu’il trouva sur le continent Nord Américain. Il arrive cependant et heureusement, que notre « homme » ait des limites. Ainsi Le Silence des agneaux de J. Demme où pourtant le personnage principal est un véritable psychopathe, ne fera jamais partie de sa liste, SHREK se refusant d’aller jusqu’au cannibalisme. Autre exemple : Kill Bill de Q. tarantino. Alors que travailler sur Don’t Let Me Misunderstood de Santa Esmeralda motive notre animal fou, enfiler une perruque blonde, avoir l’air d’une fille…c’est trop ! Autre projet avorté celui de déguiser un meurtre en accident commis par des oiseaux ! En référence à Alfred Hitchcock et son The Birds, Shrek n’a jusqu’à ce jour pas réussi à surmonter l’obstacle du dressage des tétrapodes à plumes malgré ses investigations auprès des zoos et cirques du monde entier.

Mais revenons à nos moutons.

Nous sommes le lendemain matin, Lôche dort encore mais plus notre homme allongé sur son lit en train de se faire sa playlist professionnelle.

Quelqu’un s’approche de la porte de sa chambre et frappe 3 coups. Un papier glisse sous la porte aussitôt intercepté par SHREK.

Nouvelle ordre du jour : mission précédente HLM avancée à la date du jour. Heure : 5h (ce qui ne laisse que 30 minutes) et la catégorie est changée : spectacle. Hummm… même s’il ne laisse rien paraître c’est un coup dur pour celui qui se voyait déjà rejouer ses films préférés….72 ! Tous différents et en une seule journée. Il aurait presque égalé son record…

Pas le temps de rêvasser, ne prenant même pas la peine de regarder son calepin, SHREK efface sa dernière playlist et ne choisit de garder qu’une chanson. Un boitier ressemblant à une télécommande dans la poche, un peignoir avec chaise pliante dans un sac, le voilà qui referme discrètement sa porte…il est parti.

Alors que Lôche dort encore le voilà qui arrive près du lieu du crime. Il choisit de s’installer dans une cabine téléphonique où Il sort et déplie sa chaise, se met torse nu, enfile un peignoir, jette un regard panoramique afin de s’assurer qu’il est bien seul (un hérisson tout mal fichu étant la seule créature dans les parages), enfile ses écouteurs, sort son boitier qu’il active en appuyant sur ON et retient sa respiration. Un regard vers la cloche de l’église, il est exactement à l’heure. Il ferme les yeux, visualise son plan B lié au dispositif installé lors de la nuit dernière alors qu’il faisait la tournée des portes et étages du HLM… Tout est bien en place, il a tout plastiqué !

Il actionne son baladeur, les premières notes de guitare de Where is my Mind des Pixies retentissent. Il frissonne, appuie sur sa télécommande, ouvre les yeux…et  souris devant le travail accompli. Fight Club (D. Fincher) a encore été rejoué.

 

A suivre…

 

  

 

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