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Le blog de unptigalezo : SaTuSaMer

Articles avec #serie samer tag

Misfits de Howard Overman - Saison 1

9 Février 2011 , Rédigé par Satusamer team Publié dans #SéRIE SAMER

misfits saison2 affiche 

 Attention série addictive!!!

 

- Une super série plein de super héros aux pouvoirs extraordinaires... ça vous parle, hein??

- Ouai j'entends dèjà les sarcasmes...  t'as pas mieux à nous proposer, ça nous fait pas vraiment vibrer ton truc ?

On va passer notre tour, ça sent à plein nez la série "capillotractée"...

 

Oui mais voilà, imaginez une rencontre entre Dany Boyle et le créateur de Heroes qui pousserait celui-ci a faire son autocritique, ça pourrait donner un truc dans le genre:

 

 « Tiens, et si j'arrêtais de prendre les spectateurs pour des cons? Mieux! Et si en plus de ça, je réduisais le casting, j'embauchais de bons acteurs, je travaillais plus les scénarios, je rejoutais une vraie satire sociale et je recentrais le sujet pour créer une mythologie claire sur ma série? ». Non, je blague, ça n'arrive pas ces trucs là...

Pour cela, vous avez de bons réalisateurs anglais, dont biensur personne ne parle... dont ce Howard Overman.

 

 misfits2

 

Pour faire court, l'histoire est aussi simple qu"accrocheuse :

Un étrange orage s’abat sur Londres et entraine des changements radicaux chez certaines personnes, dont cinq ados destroy devenant par le fait de parfait anti-héros, affublés de pouvoirs aussi classiques (invisibilité, télépathie…) qu’originaux (éveil de la libido au toucher…).

 Ici les supers héros sont des ados looser boutonneux et repris de justice, avec des tares sociales plein les armoires, et évoluant dans un univers underground. Vu sous cet angle là et aprés avoir visionné le pilote, je savais que j'étais en présence d'un petit OVNI. Pas question de sauver le monde, ni même la ville ou le quartier, mais plutôt aux protagonistes de se sauver eux même dans leur quotidien d'adolescents laissés pour compte.

 

Humour borderline, sex, alcool, et rockn'roll et traitement scélaristique en roue-libre... voilà les ingrédients pour fabriquer une série déjà culte outre manche. Une toile d'intrigues affriolantes, pour un show caustique et complétement décomplexé. Marginal, furieusement décalée, la première saison de Misfits en est sacrément mature.

 

p.s: la bande son est juste a tomber à la renverse, parole de Mr M...

 

Mr M.

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Lôche - Episode 12 : Rico prend sa murge, Marie sa revanche, Manu sort son sabre, Pierre Hicks et le Doc vont au ciné, Bertrand fait le cochon, Damianek se fait un keuf …

30 Janvier 2011 , Rédigé par Satusamer team Publié dans #SéRIE SAMER

 

LOCHE affiche S1 épisode12

Damianek, les oreilles encore bourdonnantes, gisait au milieu de la poussière et des débris de plâtres qui jonchaient le sol. Son slip en bronze plaqué dans le mur…Ses yeux ne quittaient pas Betty encastrée dans le plafond. Betty parla la première :

-          Ouaaaah…ça c'est de la partie de jambes en l'air…Pas mal le coup du slip…C'était du tonnerre…avec les éclairs à la fin…Génial…Ouh…

-          Ouais, je dois avouer que j'ai fais fort…Bon, je le ferais pas tous les jours, j'ai pas envie de déménager à chaque fois.

-          Bon tu m'aides à redescendre ?

Une fois remis de leurs émotions, après une bonne douche, Damianek réfléchit aux derniers évènements :

-          C'est quand même bizarre tout ce qui arrive non ? On dégage tellement d'énergie qu'un orgasme se transforme en explosion…

-          Ouais, pour toi c'est nouveau peut-être…Ecoute, faut que je t'avoue un truc, pour moi c'est la routine.

-          Quoi ? Tu finis toujours au plafond ?

-          Non, ça c'est exceptionnel, non je veux dire, les appareils qui fonctionnent sans les brancher, les voitures sans batteries, tout ça. Moi je l'ai toujours fait…depuis que je suis toute petite.

-          Merde, mais t'es wonder-woman ou quoi ?

-          Non, c'est de naissance d'après Hubert. Il n'a jamais voulu que j'en parle à quiconque, il a toujours été strict là-dessus. Selon lui, si le monde savait ma vie serait en danger. Il m'a appris à maîtriser ce don et surtout à le dissimuler…

-          Tu crois pas que tu devrais avoir une petite discussion avec lui…sur tous ces évènements ?

-          Oui…mais je ne lui parle plus tu sais bien…Il a changé, il est différent, je ne le reconnais plus…

-          Ouais mais là, une réconciliation s'impose non ?

-          Tu ne comprends pas…Ecoute, je te l'ai jamais dit mais un jour je suis allé chez lui…C'était juste après qu'il commence à déconner, à se balader à poil…Ce jour là, il était absent, je suis allé dans son bureau. Tu connais Hubert, il est bordélique, mais là tout était rangé, nickel. Il y avait un tiroir fermé à clé, alors même que l'idée de fermer une porte le rend malade. Tu sais, je suis pas curieuse…

-          Hein ? tu te fous de moi ?

-          Enfin bref, je connais la maison, j'ai retrouvé les clés, j'ai fouillé un peu. J'ai trouvé des lettres codées, des messages cryptés et même un courrier avec le cachet impérial et je suis tombé sur son testament. Tu sais quoi ? Ce salaud m'a déshérité! Tu crois ça toi ?

-          Déshérité ? Je croyais qu'il fallait l'accord des enfants pour les déshériter ?

-          Ouais peut-être pour les enfants naturels, pas pour les enfants adoptés apparemment. Et tu sais au bénéfice de qui ?

-          Non.

-          Régine Hicks.

-          Merde…Damianek regarda sa montre. Bon écoute, on réglera ça plus tard, j'ai promis à Rico de l'aider ce soir, il a tout le village au restau. Tu m'accompagnes ?

-          Ouais…ça me changera les idées.

 

Bertrand arriva au camping à la ferme. Hubert l'attendait devant sa maison. A poil bien entendu, ce qui ne surprit pas Bertrand outre mesure. Non… le plus étonnant c'était le gars à côté…Enfin le gars, si on peut appeler comme ça un monstre vert phosphorescent de 2 m, d'environ 200 kg pourvu de 3 jambes…Lui aussi était nu…et vu de plus près sa 3ème jambe n'en était pas vraiment une…Elle avait la forme, la grandeur, le volume, mais au lieu de se terminer par un pied et 5 orteils, elle s'achevait sur un prépuce gros comme un poing. Bertrand déglutit et serra les fesses. Un réflexe oh combien humain, mais parfaitement inutile pour la suite des évènements…

 

Pierre Hicks et le doc étaient descendus au caveau. La belle DAO gisait dans un caisson cryogénique. Elle paraissait comme endormie. Les deux gars étaient émus. Ils restèrent en silence quelques instants devant le caisson.

-          Elle est belle hein ?

-          Magnifique.

-          Bon tu sais que quand j'ouvrirai le caisson, son corps va se réchauffer. On aura environ 1 heure avant qu'elle commence sa décomposition accélérée. Si on rate notre coup, c'est terminé.

-          Je sais, vas-y ouvre.

Le doc regarda une dernière fois Jenny alias DAO, son ex-fiancée dont il fut longtemps amoureux. Il savait qu'après l'ouverture du caisson, il ne pourra plus jamais la voir comme ça. Il la perdrait pour toujours. C'était un peu comme une seconde mort. Mais c'était le prix de la vérité et de la vengeance. Peut-être, grâce à la Cérébro-visionneuse de Caméreon, ils allaient découvrir qui était responsable de sa mort. Il se décida à actionner les mécanismes. Le caisson s'ouvrit en silence. Protégés par des gants spéciaux, ils installèrent délicatement le corps rigide et glacé de DAO sur la Cérébro-visionneuse de Caméron. Grâce aux tests sur les poulets, ils savaient que la Cérébro-visionneuse fonctionnait aussi sur les cadavres, il suffisait que le cerveau ne soit pas trop abimé. Le Doc installa la sonde buccale.

-          Et l'autre sonde, celle que tu mettais dans le cul des poulets ?

-          Non, en fait y en a pas besoin. Pour les poulets, c'était uniquement pour le plaisir.

-          T'es vraiment un pervers, toi.

-          Merci.

Le Doc fit fonctionner la Cérébro-visionneuse. L'écran se mit crépiter... Puis une image apparue. Ça fonctionnait. Apparait d'abord un tunnel, une lumière au bout, des images floues, puis des gens en blouses blanches…

-          C'est quoi, ça ?

-          Sa naissance je dirais…

-          Hein ? Je croyais qu'on ne pourrait voir que la dernière journée !

-          Pour les poulets, oui. Ils n'ont qu'une mémoire instantanée, le cerveau ne conserve que le souvenir des derniers moments. Un peu comme les poissons rouges ou Damianek. Chez les humains normaux, on revoit tous les souvenirs émotionnels forts d'une vie.

Plusieurs séquences de la vie de petite fille de Jenny passèrent sur la cérébro-visionneuse. Les deux gars étaient émus aux larmes. Quelque fois, elle apparaissait à l'image, quand il y avait un souvenir face à un miroir. Puis arriva sa vie d'adulte au temps de la République autonome de Saint-Etienne. Dédé Vachon apparut à l'écran.

-          Tiens c'est le jour de notre rencontre…

-          Ouah…t'étais sur ton 31.

-          Je l'avais invitée au restaurant. J'étais tombé raide dingue amoureux quand je l'ai vu dans son uniforme de la garde républicaine.

-          Tiens mais c'est toi à poil là…ouarf ouarf! Ouh la p'tite bite !

-          Notre première nuit d'amour…Tiens et là quand je lui ai offert sa bague de fiançailles…

-          Tiens et là c'est encore toi de dos avec une casquette…Mais elle te fourre avec un gode ! T'es vraiment un pervers toi !

-          Oh la la, si on peut plus s'amuser…Elle adorait jouer à ça Jenny.

Puis des images de guerre illuminèrent l'écran. Des explosions, du sang, des morts, des blessés partout…C'était le chaos, la bataille de Sein-Chaumond, les troupes impériales, la défaite, puis la fuite avec Pierre Hicks, alias PAO.

-          Ah tiens voilà ta gueule.

-          Ouais…hum désolé…

Arrivèrent ensuite des images d'explosion, d'attentats, des morts…La vie dans la résistance avec le réseau Oracle. Un moment, Pierre Hicks apparait nu dans un lit…Dédé lui sauta dessus.

-          Tu m'avais juré que vous n'aviez jamais couchés ensemble, salaud !

-          Calme-toi bordel ! c'est arrivé qu'une fois je te jure sur mes enfants…un accident, on était crevés, à bout, traqués par les commandos de ce salopard de Davis…on a craqué nerveusement…

Le doc consentit à se calmer. Il fallait se concentrer, on arrivait à la fin de la vie de Jenny, ses derniers moments et l'heure de vérité approchait.

-          Putain à qui elle parle là ?

-          Je sais pas, elle a l'air de s'engueuler avec lui. Paf ! Elle lui a mis une baffe dis-donc.

-          Mais attends…ce mec là, c'est…c'est…Magouilles…Thierry Magouilles en plus jeune…y a pas de doute c'est lui.

-          Ouais t'as raison. Tu crois qu'elle l'a éconduit et pour se venger il l'aurait balancé à l'Empire ?

-          Il est capable de tout cet enfoiré…Une petite explication avec lui s'impose, dit Pierre Hicks en sortant un flingue énorme.

Puis les images sur l'écran se floutèrent. Du sang jaillit sur l'écran. DAO était blessée mortellement. Elle perdait progressivement connaissance. Le sol apparu à la verticale, elle était couchée, on distinguait des militaires des forces impériales. Désormais les images étaient en noir et blanc, hachées, floues, coupées par de longs intermèdes noirs. La mort arrivait. Un dernier battement cil, puis une dernière image d'une netteté redoutable qui se figea pendant une seconde. Un homme était entré dans le champ de vision de DAO au moment où son cœur s'arrêta. Mais Pierre Hicks et le docteur Vachon-Lelièvre eurent tout le temps de le reconnaître. Ils restèrent longtemps les yeux cloués à l'écran, pourtant devenu noir, terrifiés par ce qu'ils venaient de découvrir.

 

Damianek et Betty étaient arrivés au Salomé de Bahia en plein coup de feu. C'était la foule des grands jours, le restau, à l'instar de Rico, était plein comme une huitre. Betty aidait au service et Damianek s'installa derrière le bar. Dire que Rico était bourré serait une litote, il était cuit comme une rave. Damianek dut le soutenir pour l'emmener pisser dehors. Rico, que l'alcool rendait loquace et nostalgique mais aussi en bon brésilien qu'il était, un brin exhibitionniste, avait le pantalon baissé jusqu'aux chevilles, les fesses à l'air et tentait désespérément de pisser :

-          Tiens Damianek…hips… regarde che vais te montrer un truc…

Tout à coup un éclair sortit de son pénis et frappa un malheureux chat de gouttière qui brûla instantanément…Rico se marrait. Hi hi hi…Damianek n'en revenait pas :

-          Ouah…mais comment tu fais ça ? Toi aussi t'as des nouveaux pouvoirs depuis aujourd'hui ?

-          Non, moi ch'ais touchours été comme cha…Depuis tout petit … Je fais tout fonchionner, jamais de coupure…hips…Ma moman elle voulait pas que je le montre, elle dijait que ch'était dangereux…bouh ma moman…Ma moman elle morte tu chavais cha ? Achachi…tuée par che chalaud de Kaïcher…hips…

-          Tué par un Karcher ?

-          Non le Kaïcher, un méchant de la mafia…Un voyou…Ma moman, elle ch'appellait Chalomé, comme le rechtaurant…Enfin ch'est le rechtaurant qui ch'appelle comme elle…Burp. Et…et…qu'éche que je dijait ?…Ah oui…et avant de mourir ma moman elle m'a dit…Mon fich, va en Franche retrouver ta chœur…

-          Thatcher ? Margaret Thatcher ?

-          Non…hips…Ma chœur, la fille de ma moman…hips!

-          Et tu l'as retrouvé ?

-          Non jamais…hips…Après j'ai rencontré Marie, le coup de foudre, et voilà…Plonk!

D'un coup, Rico bascula tête dans le fossé, cul nu à l'air. C'est à ce moment que Damianek distingua ce tatouage insolite qu'il connaissait déjà pour l'avoir vu sur un autre postérieur où il avait ses habitudes…

Manu et Elas arrivaient à la jonction des égouts. Comme convenu Elas continua à explorer la nouvelle galerie pendant que Manu emprunterait l'autre galerie pour tenter de "maîtriser la furie" comme il disait. Arrivée dans la grotte il sortit discrètement. Elas n'avait pas menti, ni exagéré (un point de plus pour son évaluation annuelle), la jeune fille était bien nue, fesses rondes et généreuses, seins parfaits, fermes et volumineux, elle maniait dans de grandes arabesques une lourde épée de bronze. Ses seins voluptueux suivaient en rythme sa danse mystique aux déhanchements scabreux, elle bredouillait des menaces envers un ennemi imaginaire. Manu reconnu bien en haut le visage de Zvanounette, qu'il connaissait un peu. Mais en bas…ça il ne pouvait pas se tromper, il s'agissait bien de la toison de corail rouge feu de Xéna la guerrière. Son sang ne fit qu'un tour, son pénis en fit une dizaine. Il toussota pour attirer l'attention. Zvanounette/Xéna se retourna brusquement et ivre de rage se précipita vers lui, sabre levé en criant :

-          Que fais-tu là gnome de la forêt….Tu es envoyé par Tourainus le Roi mutant…Tu vas mourir!

Manu esquiva le coup. Il comprit que Zvanounette était en plein délire. Il tenta une approche :

-          Non non, c'est moi Manu Palarsen…Je travaille à la Mairie…

-          Menteur, tu es une créature du Faux-Roux, le Jamba diabolique…Tu vas mourir!

Manu manqua de peu de se faire estourbir par le 2ème coup. Il fallait improviser. Sa connaissance de l'univers érotico-fantasy de Xéna devrait l'aider.

-          Non Xéna, je suis Yan Tessiou le guerrier Modou, véritablement !

Xéna s'arrêta net, interloquée.

-          Ah bon…et où est ton célèbre sabre télescopique, Sire Tessiou ?

-          Euh…ben j'l'ai oublié.

-          Impossible ! Son sabre est greffé à son corps…Menteur tu n'es pas Sire Tessiou, tu vas mourir!

Dans un réflexe de survie, Manu baissa pantalon et slip. Xéna s'arrêta en plein geste de décapitation :

-          Qu'est-ce que…on dirait bien le sabre de Sire Tessiou, en plus petit…Mais qu'attends-tu pour le déployer…

-          Euh…c'est à dire…je suis à fond là…hum…

-          Menteur! Tu n'es pas Sire Tessiou. Ton sabre n'est pas télescopique! Tu vas mourir, gnome de la forêt!

Heureusement pour Manu, emportée par son élan, Zvanounette glissa sur un hérisson et s'assomma sur une pierre. Elle gisait là, nue, offerte, à porté de main… Il tenta un bouche à bouche, mais bientôt les langues se lièrent, les corps s'enlacèrent, les mains caressèrent, pétrirent, palpèrent... Manu ôta hâtivement ses vêtements qui atterrirent sur le hérisson. Hercule, car il s'agissait de lui, subitement aveuglé, paniqué, couru à l'extérieur de la grotte, emportant avec lui slip et pantalon.

 

Bertrand n'en menait pas large. Il sentait le coup fourré. S'adressant à Hubert, il ne pouvait s'empêcher de lancer des coups d'œil furtifs vers le monstre vert :

-          Sympa ton pote. C'est Hulk, non ?

-          Je te présente Shreck. C'est…mon homme de main…Il a subit quelques opérations chirurgicales. Alors sois gentil avec lui, il est un peu…irritable.

-          Ah…pratique sinon sa béquille. Tu peux le garer sur le trottoir…

-          Alors, Bertrand, que nous vaut l'honneur de ta visite.

-          Ben, je voulais te voir à propos du MAIA, je suis intéressé, en fait. Je veux adhérer, apporter ma pierre à l'édifice.

-          Ah ah ! Toi intéressé. Mon cul ! Et il joignit le geste à la parole. Tu veux infiltrer l'organisation pour te venger de ton père, c'est tout.

-          Quoi…mais comment tu…

-          Ah ah ! je sais beaucoup de choses, imbécile. Je suis Couz1'Hub povcul ! Ton père c'est moi qui l'ai exécuté ce couillon, il chialait comme une tafiole avant de mourir !

-          Salaud, je vais te…

-          Avant même que Bertrand ait pu esquisser un geste, il avait la main énorme de Shreck autour du coup. Hurgl…

-          Bon je t'ai pas dit, mais Shreck est un killer, figure-toi que c'est une véritable artiste dans son domaine. Il assassine à la manière d'un film. Alors pour notre petit Bertrand, quel est ton choix de film Shrek ?

-          MOI CHOISIR DELIVRANCE…DE JOHN BOORMAN…SCENE DU COCHON!

-          Très bon choix…Bon ben je te laisse…j'aime pas trop les éclaboussures de sang.

Et alors qu'Hubert s'éloignait, Shrek avait retourné Bertrand et baissé son pantalon sur ses chevilles. Hubert accueillit avec sourire les ahanements inhumains de Shrek qu'accompagnaient les premiers hurlements de douleurs de Bertrand.

Au Salomé de Bahia, alors que Rico gisait planté dans le fossé, le cul à l'air, le Maire Gérard Clon fit son entrée dans le restaurant, accompagné de sa femme et de son fidèle Porteflingue. C'est Betty qui les accueillit :

-          Tiens Madame le Curé…C'est vous qui assurez le service ? Vous n'êtes pas en train d'astiquer le cierge de Monsieur le Curé…ha ha ha ! les trois s'esclaffèrent grassement.

-          Non Monsieur le Maire, c'est déjà fait j'ai encore de la cire plein la culotte…C'est gentil à vous d'avoir amené Madame aujourd'hui, d'habitude vous venez accompagnée de votre fille.

-          Vous savez bien que je n'ai pas de fille. Répondit le Maire sous le regard courroucé de Madame.

-          Oups pardon…C'est vrai qu'elle me paraissait bien jeune pour être votre fille…

-          Bon ! coupa le Maire, mettez-nous une table.

-          Bien, Monsieur le Maire, comme d'habitude j'amène du Champagne ?

-          Foutez-vous pas trop de ma gueule, je vous rappelle que la situation de M. Tapriteski est placée sous ma bienveillance.

Betty installa le groupe et informa la cuisine de l'intrusion de ces nouveaux convives.

-          Y a ce con de Maire avec sa grosse et Porteflingue. Je les ai installé à la 3…J'ai bien fait ?

-          Qu'est-ce qu'il fait là ce salaud…je veux pas le voir ici ! rétorqua Marie.

-          Tu veux que je les vire ?

-          Non, non…je vais m'en occuper. Mireille tu peux me passer la casserole de spaghettis ?

-          Attends y a encore l'eau dedans, je les ai pas égoutté.

-          Tant mieux…pour ce que je vais en faire, c'est aussi bien…

Betty et Mireille se regardèrent les yeux en forme de points d'interrogation.

Manu et Zvanounette étendus et sereins partageaient une cigarette les yeux fixés au plafond de la grotte. Manu brisa le silence :

-          Je viens d'accomplir le rêve de ma vie. Faire l'amour avec Xéna la guerrière…

-          Désolée, mais c'était avec Zvanounette que t'as fait l'amour. Xéna à disparu lorsque je me suis cogné contre la pierre.

-          Et ça t'arrive souvent de jouer à Xéna ?

-          Non, j'ai des crises de délire, quand j'ai un choc émotionnel violent…Je me transforme complètement, je deviens elle…et le lendemain, quand j'ai recouvré mes esprits, je me retrouve à poil dans cette grotte ou dans la forêt, en ayant tout oublié…

-          Si j'avais pensé que Xéna c'était toi…Tu sais que j'ai tous tes films…Je suis un fan, j'ai même racheté les droits…Mais qu'est-ce qu'est arrivé à ta chevelure rousse ?

-          Je les ai fait teindre…teinture définitive…Je voulais tout arrêter, faire disparaître Xéna, me recréer une nouvelle identité, commencer une nouvelle vie…Mais j'ai pas eu le courage de tout supprimer, j'ai gardé le bas de Xéna, enfin tu vois quoi…Je me faisais épilée chez Mireille, mais j'ai arrêté quand j'ai surpris Bertrand en train de se masturber derrière la fenêtre…c'est un peu grâce à lui que tu m'as reconnu, à ma toison….

Tout à coup, Zvanounette se dressa brutalement.

-          Merde! Putain, Bertrand…Je me souviens maintenant ! Le choc il vient de là ! Vite, il faut qu'on retourne au camping ! Zvanounette s'était levée.

-          Qu'est-ce qu'il se passe au camping ? Manu cherchait ses affaires

-          Tout à l'heure j'ai surpris Hubert avec ce putain de monstre que j'ai emmené en deltaplane ce matin. Hubert parlait de buter Bertrand…Ils m'ont vu, ils m'ont couru après, je leur ai échappé mais j'ai paniqué et voilà…je suis devenue Xéna. Vite faut qu'on y aille, y a un truc bizarre, Hubert il manigance quelque chose! Bertrand est en danger, je le sens ! Viens, dépêche-toi!

-          Mais attend je trouve plus mon calbute. Et puis faut aller chercher de l'aide tu crois pas ?

-          Non, on n'a pas le temps, et puis à deux on est plus forts, et j'ai mon épée, je sais m'en servir et toi t'as ton sabre, enfin ton canif…Allez grouille, tant pis pour ton slip, c'est la nuit, personne te verra!

Zvanounette et Manu couraient nus dans la nuit, ils n'avaient sur eux que leur bite et leur couteau.

Marie, la casserole sous le bras, se rendit à la table du Maire.

-          Ah! Marie, vous prenez notre commande s'il vous plait ?

-          Bien Monsieur le Maire. Je vous propose ce soir légumes de Sonia, accompagné d'une sauce adultère et d'une fille illégitime.

D'un coup on entendit voler une mouche dans le restaurant…

-          Je..je ne comprends pas..que signifie…

-          Ah ouais…Tu te souviens pas de Sonia Desbois, que t'as engrossé puis abandonné lâchement ? Elle s'est suicidée à cause de toi connard…Moi je suis ton gros spermatozoïde, j'ai bien grandit et je te passe le bonjour !

A ces derniers mots, Marie versa l'intégralité de la casserole de spaghettis bouillantes sur la tête du Maire qui s'effondra de sa chaise, rouge de douleur sous les regards paniqués de sa femme et de Porteflingue.

Alors que quelques applaudissements commencèrent à éclore dans la salle, et qu'une Marie comblée se préparait à rentrer en cuisine, Porteflingue pointa son méga-täser sur son dos, Betty eu juste le temps de s'interposer, elle prit la charge mortelle en pleine tête.

Au même moment Elas parvenait enfin au bout de la galerie. Il émergea du conduit. Derrière lui le mur de brouillard. Il était passé dessous. Autour de lui des tas de militaires et de scientifiques en blouse blanche s'agitaient autour d'appareils compliqués. A peine sortit, il se fit abordé par un soldat.

-          Qu'est-ce que vous foutez-là vous ? Où est votre laisser-passer ? Montrer moi votre carte !

Elas sortit instinctivement sa fausse carte de pompier qu'il gardait précieusement pour une occasion comme celle-là.

-          Euh, je suis pompier, je suis de garde…

-          Oh pardon mon colonel. Vous pouvez passer.

-          Dites-moi, où est le PC de ce…bazar.

-          La-bas, sur votre droite dans la tente impériale.

-          Ah! Merci.

Elas se rendit dans la tente surmontée d'oriflammes et de drapeaux impériaux (bleu et blanc avec une fleur de lys au centre). A l'intérieur un tas d'officiel scrutaient des écrans de contrôle où l'on apercevait tout le village. Sur l'un des écrans il distinguait nettement l'intérieur du restaurant avec le Maire sous la table. Sur un autre, son chef Palarsen complètement à poil qui courrait à côté de la furie au sabre. Tiens c'est ça qu'il appelle "maîtriser", pensa-t-il. Faisant le tour des officiels présents, il reconnut le petit homme entouré de garde du corps. Niko III en personne…

 

Lorsque Damianek, revenant de l'extérieur vit Betty s'écrouler, touchée par le täser, il retrouva instantanément ses réflexes de tueur. Il se précipita devant Porteflingue et avec l'auriculaire traça à une vitesse étonnante une croix sur le torse du policier. Quelques secondes passèrent, Porteflingue regarda son torse et se mit à sourire :

-          Ben alors Jean-Paul II, tu veux me bénir ou quoi ?

Puis il sombra la tête dans l'assiette…Mort.

 

C'est à ce moment précis que tout s'immobilisa. Tous les habitants du village restèrent figés, paralysés, incapables de faire un geste. Bien que tous conscients, aucun n'était capable d'esquisser le moindre geste. Ils avaient perdu le contrôle de leur corps. Comme si le temps s'était arrêté, à l'instar d'une photo, les clients du restaurant étaient pétrifiés, dans la posture de l'instant, fourchette levée, verre à portée de bouche. Gégé le stylo dans une main, le goulot d'une bouteille de blanc dans l'autre, Mireille les yeux révulsés. Manu et Svanounette figés dans leurs positions de coureur. Pierre Hicks et le Docteur Vachon immobiles. Tayo avec la main paralysée tirant son pénis. Idem à "La Mousse", Zahia à quatre pattes avec POL derrière, statufiés. Michel une main sur le casque, l'autre raide bloquant un vinyle dans un scratch ininterrompu. Thierry immobile avec la main figée de Violette sur sa joue pour une claque interminable…

 

FIN DE LA SAISON 1

 

 

   

ricomarie

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Lôche - Episode 11 : Damianek sonne les cloches à Betty, Pierre Hicks va chez le docteur, Bertrand a un rendez-vous secret, Au Salomé c'est la foule, à la Mairie on fait des heures sup…

23 Janvier 2011 , Rédigé par Satusamer team Publié dans #SéRIE SAMER

 LOCHE affiche S1 épisode11

 

Résumé : A Lôche l'ambiance devient éléctrique ! voici l'avant dernier épisode de la première saison.

 

 

Le phénomène étrange d'électro-télékinésie des habitants arrivait ce soir à son paroxysme. Dès qu'une personne actionnait un appareil, il se mettait en route aussitôt, qu'il soit branché ou non. Les voitures aux réservoirs à sec démarraient au quart de tour. Il suffisait qu'un quidam passe sous un candélabre pour qu'il s'allume. Avec l'expérience, certains arrivaient à faire fonctionner n'importe quel mécanisme sans le toucher, juste en y pensant… Ça ne se passa pas sans quelques problèmes de réglages au départ, on déplora de nombreux accidents ce jour là. Bertrand mis le feu à son pantalon en lâchant un pet brutal, Gégé brûla une personne âgée au 3ème degré en rotant un coup, Régine Hicks électrocuta une vache en la trayant, quant à Damianek, pour la 1ère fois de sa vie, il fit des étincelles avec sa bite.

Cela se passa en fin d'après midi, après les vêpres que Damianek célébra au pastis-jambon. Il rentrait chez lui repus et légèrement grisé. Betty, en petite culotte, était penchée et concentrée sur sa machine à coudre, une sur-fileuse débranchée qui fonctionnait pourtant à plein régime. D'ailleurs pour Betty, ce phénomène télékinésique n'avait rien de nouveau, aussi loin qu'elle se souvienne elle avait toujours eu cette faculté de faire fonctionner n'importe quel appareil sans le toucher et sans qu'il soit alimenté. Son père, Hubert lui avait appris à maîtriser cette étrange et dangereuse faculté et surtout à toujours a dissimuler aux autres sans qu'elle n'en saisisse vraiment les raisons profondes. Elle n'en avait donc jamais parlé à personne, y compris Damianek, et avait appris à dissimuler cet étrange pouvoir même s'il lui arrivait exceptionnellement d'y recourir. Ce fut le cas par exemple quand un individu tenta de l'agresser un soir à Pâcon. On le retrouva dans la vigne, 5 km plus loin, complètement cramé. L'autopsie diagnostiqua un coup de foudre.

En attendant, Damianek fut saisi par la sensualité de la scène. Betty ne se serait rendu compte de rien si tout à coup : Ding! Dong! Ding! Dong ! les cloches ne s'étaient mises à sonner :

-          Qu'est-ce qui se passe ! dit-elle en se retournant brusquement vers Damianek…Mais…C'est toi qui fait ce bruit ?

Damianek n'en revenait pas, il était tellement excité qu'il sonnait le tocsin avec son sexe martelant son slip sous sa lourde robe de bure de fonctionnaire théologique qui faisait résonnance. Le miracle tenait au fait que Damianek portait un slip polonais que sa mamie avait reprisé avec des plaques de bronze pour protéger ses délicates parties du froid climat de Silésie.

Après un instant furtif où les deux restèrent bouche bée, Damianek sauta sauvagement sur une Betty consentante et lui fit subir les derniers outrages à même le carrelage refait à neuf. Ce fut violent, cataclysmique, cyclonique, et explosif…au sens premier. La détonation souffla toutes les vitres de la maison et le vacarme s'entendit à des km à la ronde…

L'onde de choc fit légèrement trembler les murs chez les Dugommier. Bertrand n'y prêtât guère attention, concentré qu'il était sur son ordinateur Pomme© à relire ses derniers mails. Si les appareils s'étaient brusquement et curieusement remis à fonctionner, il n'y avait par contre aucun réseau de télécommunication. Bertrand, relisait donc ces derniers échanges avec le MAIA. Il s'était fait passer pour un nouvel adepte de l'organisation écolo-terroriste. Déjà plusieurs années qu'il tentait d'infiltrer le MAIA. La tache était ardu tant l'organisation clandestine s'avérait être une véritable citadelle, secrète et très méfiante. L'adhésion faisait partie de sa stratégie. Son objectif était bien sûr de s'infiltrer et remonter la filière pour démasquer le chef du réseau, le fameux Couz1'Hub, et venger la mort de son père. Son père, Jean-Edern Dugommier, informaticien de génie qui avait mis au point le système informatique G-ROM gérant l'ensemble des transactions financières mondiales. Bertrand soupçonnait le MAIA d'être à l'origine de l'enlèvement et de l'assassinat de son père qui détenait les codes sources du logiciel.

A force d'insistance, Bertrand avait gagné la confiance du MAIA et obtenu le nom d'un contact local à Lôche : Hubert La Clôche. Bertrand n'était pas étonné, il savait depuis longtemps que Hubert appartenait au MAIA, mais pour lui ce n'était qu'un membre de seconde zone. Néanmoins, faute de mieux il accepta un rendez-vous avec Hubert. C'était précisément ce soir…

 

Après l'expérience sur le coq, Pierre Hicks était excité. Il fallait absolument remettre ça ce soir, et fini les expériences, il fallait faire parler la mémoire de DAO. Régine était partie au Salomé de Bahia avec les enfants. Il en profita pour rejoindre le Doc Vachon par une des galeries secrètes. Dans le labo, silence. Il est où ce con ? se demanda Pierre Hicks. Tout à coup il perçut un murmure dans les toilettes. Il ouvrit. Le doc avait la tête dans les chiottes. Pierre Hicks le sortit brutalement :

-          Ça va ? Qu'est-ce que tu foutais ?

-          Hein…mais lâche-moi couillon je faisais ma prière.

-          La tête dans les chiottes ?

-          Ben oui, évidemment. Le syncrétisme apostolistique de Guinée Orientale prône à ses adeptes 6 prières par jour, en direction de Malabo et la tête plantée dans les excréments de caméléon…T'es lourd toi.

-          Et t'as de la merde de caméléon dans tes chiottes…

-          Non, moi je fais partie d'un courant minoritaire qui encourage à remplacer les excréments de caméléon par les excréments humains…

-          Merde, mais tu pues grave…Bon on s'en fout. Doc, c'est ce soir, faut qu'on fasse l'expérience sur DAO.

-          Quoi! Non pas encore, il faut encore faire des tests répondit le Doc en s'essuyant le visage. Si ça capote c'est fichu, on ne pourra jamais rééditer l'expérience. Tu le sais.

-          Oui, mais faut tenter le tout pour le tout. Je sens que l'étau se resserre. Il se passe des trucs en ce moment. C'est décisif. Doc, il faut qu'on le fasse ce soir, et il faut que ça marche!

-          Bon Ok. On descend au caveau.

-          Euh t'en as encore sur la joue, là…t'es vraiment dégueulasse !

Avant de descendre, Pierre Hicks avisa une palette pleine de boites de médicaments.

-          C'est quoi ça ?

-          Oh je viens de recevoir ça d'un laboratoire. Ça s'appelle Médiator©. Je le prescris pour les enfants, maux de tête, rhumes, écorchures…ça guérit tout. T'en veux pour tes gosses ?

-          Euh…non, ça va aller. Pierre Hicks doutait de plus en plus des compétences médicales de son ami.

 

Au Salomé de Bahia c'était l'affluence. Tout le village s'y était donné rendez-vous. Logique, on y trouvait à manger et Rico faisait crédit. Ce dernier d'ailleurs était à son zénith. Il virevoltait entre les tables, sautait de la cuisine à la salle, surveillait les cuissons, assaisonnait les sauces. Il n'était jamais aussi heureux que quand il avait du monde. Certes le restaurant perdait de l'argent, à part les habitués, Gégé, Dugommier, Damianek, Pierre Hicks, le docteur Vachon qui venaient chaque soir s'alcooliser au bar, le restaurant tournait peu. Et Rico était bon cuisinier mais piètre comptable. Il offrait la tournée, faisait crédit, baissait les prix…Marie, qui tenait la pharmacie, comblait les déficits. Ainsi en allait-il du Salomé de Bahia.

Mais ce soir là, quelle clientèle ! Bien sûr Rico ne ferait quasiment rien payer à personne, le bonheur de faire à manger et d'avoir salle comble au restaurant sera son seul bénéfice. A force de trinquer à toutes les tables il tenait un sévère murge ce soir là.

Mireille était venue donner un coup de main en cuisine, elle épluchait les patates avec Marie. Et ça papote et ça papote…

-          Il est heureux Rico on dirait, lança Mireille.

-          Il adore quand y a du monde. On va encore perdre un fric fou, mais bon le voir comme ça, ça fait plaisir.

-          Il en tient une bonne dis donc.

-          Ouais. Tu le connais, il trinque avec tout le monde, offre la tournée, il a pas l'habitude et il est vite défoncé. Gare à la gueule de bois demain. Depuis que je le connais je l'ai jamais vu aussi saoul…

-          Tiens d'ailleurs ça fait combien de temps que vous êtes ensemble.

-          Ben…attends…Je suis revenu il y a 7 ans à Lôche, il est arrivé 1 an après il me semble.

-          Ah ouais je me rappelle, t'as racheté la pharmacie à la vieille Palarsen.

-          Oui, tu sais je suis née à Lôche, c'était un peu un retour aux sources pour moi.

-          Tes parents habitaient Lôche ?

-          Oui. En fait c'est ma mère qui m'a élevé. Mon père…je l'ai jamais vu. Il a largué ma mère quand elle était enceinte, elle s'en ai jamais remise. Elle s'est suicidée le jour de mon 12ème anniversaire.

-          Je suis désolée…et ton père, tu sais qui c'est ?

-          Oh oui. C'est ce connard de maire, Clon, c'est une vraie crevure, crois-moi.

A la Mairie, justement, les bureaux étaient vides. Seul Manu Palarsen réglait quelques derniers soucis organisationnels et logistiques. Elas déboula dans son bureau, sale comme un éboueur, le casque crottée et les bottes pleines de terre.

-          Chef. Y a un os.

-          Quoi ?

-          Dans les égouts que vous m'avez demandé de suivre, un moment donné ça fait une fourche avec deux galeries.

-          Ouais et alors ?

-          Ben j'ai pris une des deux galeries, j'ai suivi pendant 200 m, je suis remonté dans une grotte. C'était éclairé. Sans faire de bruit, je suis sorti, y avait une fille…

-          Putain mais qu'est-ce que tu veux que ça me foute ? Tu vois pas que j'ai du boulot là ?

-          A poil.

-          Quoi "à poil" ?

-          La fille elle était à poil avec une grosse épée quelle agitait en gueulant comme une furie.

A cette évocation, l'intérêt de Manu s'éveilla.

-          Euh…tu veux dire qu'il y a une fille à poil dans une grotte qui joue avec une épée ? La fille, elle est comment...je veux dire, t'es sûr que c'est une fille

-          Ah ça oui, des melons comme ça, terrible. Et puis c'est une rousse…une vraie rousse. Elas insista sur ce dernier détail.

A cette évocation, l'intérêt de Manu, et certains de ses membres, se dressèrent brutalement.

-          Bon t'as bien fait de me prévenir, il faut que j'aille constater ça sur place pour faire un rapport au Maire.

-          Vous croyez pas qu'on devrait prévenir Porteflingue, elle est peut-être dangereuse.

-          Non, non je m'en occupe…On va pas le déranger, et puis un peu de courage merde!

-          Bon alors je vous accompagne.

-          Euh…ouais, en fait ce que tu vas faire tu vas prendre l'autre galerie pour voir où elle débouche moi je m'occupe de la furie…

-          Ce que vous êtes courageux chef.

A ce moment, Manu se demanda si Elas ne se foutait pas un peu de sa gueule…Non impossible, il est trop con.

 

betty

  

  

 dugommier

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Lôche - Episode 10 : Thierry Magouilles, les filles le tiennent par les couilles...

9 Janvier 2011 , Rédigé par Satusamer team Publié dans #SéRIE SAMER

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Résumé :

Lôche, paisible village péri-urbain de 300 habitants à 5 km de Pâcon, se retrouve un matin mystérieusement isolé du reste du monde par un mur de brouillard. Les habitants commencent à se faire du souci. Plus d'énergie, plus de courant, plus de communications et bientôt plus à manger…

Mais après quelques heures, des phénomènes étranges se produisent, les lumières s'allument, le courant revient, dès qu'un habitant touche quelque chose, c'est l'étincelle…Mais qu'est-ce qui se passe bordel !

 

Mais qu'est-ce qui se passe bordel !

C'est à peu près à ça que pensait Thierry Magouilles en roulant dans sa Béhem-Doublevé nord-coréenne à bioéthanol poussée à 150 à l'heure sur les petites routes lôchanes en faisant exploser au passage un radar de la gendarmerie impériale. C'était en effet surprenant, depuis la fin des hydrocarbures, les voitures électriques ou au biogaz dépassaient rarement les 80 km/h. Mais surtout, le plus étonnant, c'est que tous les témoins lumineux de la Béhem signalaient que la jauge de carburant était vide…Et pourtant la Béhem n'était jamais allé aussi vite.

Thierry rentrait de l'entrainement du club de foot qu'il présidait pour se rendre à "La Mousse", sa discothèque. L'entrainement avait été écourté, faute de lumières… l'orgasme de Zahia avec POL le demeuré membré comme un Percheron avait fait péter toutes les ampoules des projecteurs du stade.

Sur la banquette arrière de la Béhem, ça s'agitait sec, des gloussements et des râles se faisaient entendre. Zahia et POL ne se lâchaient plus, ça galochait hardi. Ce qui foutait d'autant plus Thierry en rogne. Zahia c'était sa maîtresse, elle avait malheureusement découvert son penchant prononcé pour les jarrets de truie. Elle menaçait de tout balancer. Pour la faire taire il avait été obligé de faire appel aux "sévices" de POL…Et voilà où il en était…Zahia le et POL filaient le parfait amour et quand Zahia lui avait demandé de les amener danser à "La Mousse" il n'avait pas pu refuser, elle le tenait par la couille droite…

 

Thierry gara la Béhem sur le parking quasi vide de "La Mousse". Putain pas un chat, ça promet. En arrivant il entendit la sono à fond, les spots brillaient de mille feux…Sur la piste, se trémoussait Violette Sianquot, la pouffe gratte-papier à Michel le DJ. Et évidemment, Michel passait un morceau illégal…Depuis un décret impérial de Niko III, seules certaines musiques sont autorisées à la vente et à la consommation. En gros, du Sardou, du Hallyday, du Barbelivien et toutes les bouses de ce genre. Pour la musique anglo-saxonne c'est encore plus restreint : du Céline Dion, un peu de Maria Carey…Le reste était interdit…Le décret précisait, textuellement que les musiques de négros, de niaqoués et de drogués étaient strictement interdites à la vente, à la consommation et à la diffusion, sous peine d'emprisonnement…Traduction : plus de rock, de techno, de hip hop, de jazz, de blues,…Michel qui à l'époque tenait la basse des "Razoirmen" un groupe indé de folk-rock avait tout perdu lors de la promulgation du décret impérial. Il s'était convertit en DJ de boîte à pouffe mais en loucedé il dealait de la musique illégal en revendant sous le manteau des vieux cd indés.

 

Zahia et POL déboulèrent sur la piste. Ouyouyou! Ça pulse fan de chichourle! Fais nous danser mon Michou, s'écria Zahia en enlaçant POL dont le jean faisait un angle de 90° au niveau du bas ventre…Thierry soupira et s'affaissa…Et merde, dit-il en s'adressant à Michel, vas-y mets ta bouse de toute façon y a personne ce soir…

Michel exultait…Il pouvait se lâcher, après un bon gros Hip-Hop gras de la côte Ouest il enchaina avec un vieux Arcade Fire de derrière le Fargo…

Thierry héla Violette qui dansait comme une folle :

-          Oh Arlette Chabot ! Amène moi un calva-coca, steup.

-          Hein ? Et tu veux pas une pipe Ducon ?

-          Oh ça va, t'énerve pas…T'es pas heureuse ? Ton mec passe ta daube, tu pourrais être un minimum reconnaissante…

-          Reconnaissante à quoi ? Vieux salaud…T'es qu'un porc qui fraye avec l'empire, mais fais gaffe le jour où le système tombe, tu seras pendu par les couilles!

-          Oh! du calme Louise Michel…Et toi t'en fais pas partie du système, rappelle-moi le nom de ton journal ? "Pacôn Matin" ça ressemble pas trop à "Combat" ou "Rouge". La dernière fois que j'ai lu ta prose tu faisais le récit de la fête du boudin blanc à Berzé…Vachement subversif!

-          Tu sais bien que c'est qu'un pis-aller…De toute façon y a plus de presse indépendante, alors je préfère me taire en attendant…Faut bien bouffer, merde…

-          Ouais ton mec aussi, faut qu'il bouffe…si tu vois ce que je veux dire…

Un ange passa, 2 minutes plus tard Violette revint avec un calva-coca.

-          Je sais que t'es pas si con…Et puis Mich' aime vraiment son boulot.

-          Ben tu vois quand tu veux…Comment il a fait d'ailleurs ce con pour l'électricité ? Il a réussi à trouver un générateur ?

-          Non. Ça s'est allumé tout seul. Au début, tout doux, volume bas, lumière tamisé, et progressivement à mesure qu'il s'emballait mon Michel, ça a monté, le niveau sonore, les spots…C'est dingue, non ? On dirait que c'est en fonction de son humeur ? Un moment il a confondu la pochette de Franz Ferdinand avec Franck Mickaël…A la 1ère note, plouf! Plus rien, plus de son plus de lumière…Y a un truc bizarre qui se passe, non ? En venant à pied à la boite, j'allumais les lampadaires chaque fois que je passais dessous…

-          Ouais…Moi j'ai poussé ma Béhem à 150…j'ai même grillé un radar…

 

Sur la piste de danse, ça devenait n'importe quoi…Zahia avait tout balancé et POL lui ramonait sévèrement les écoutilles, la musique s'en trouvait amplifiée, la lumière s'intensifiait…Thierry se raidissait. De partout…Il lui venait des idées…

-          Dis donc, Violette, et par rapport à tout à l'heure, ce que tu proposais…Tu sais quand je t'ai demandé de m'apporter le calva-coca ?

-          Quoi une pi…putain mais tu t'arrêtes jamais, toi!

-          Pense à Michel…Tu sais son boulot ne tient qu'à un fil…Et puis sans son salaire vous feriez comment pour produire votre feuille de chou pro-républicaine…Et ouais je suis au courant, ton journal clandestin, "Satusamer", pas très légal tout ça…Tu crois que Porteflingue et Clon seraient ravis d'apprendre qu'un des plus fameux journal de la résistance républicaine est écrit et imprimé dans leur patelin ?

-          Putain mais c'est pas pour rien que tu t'appelles Magouilles!

-          Et toi y a bien Viol dans ton prénom…Hiark Hiark ! Snirflll !… allez baisse-toi ma grande…

Sûr de lui, Thierry commençait à déboutonner son pantalon.

-          T'es vraiment un enfoiré, Thierry. Et con aussi, si tu crois que je vais toucher à ta queue plein de miasmes purulents.

-          Hein…Quoi ?

-          Allez arrête ton char, t'as un chancre sur le bout, pov' cul…

-          Mais comment tu sais…

-          N'oublies pas que je suis journaliste…Je sais tout. Tes petites visites nocturnes à la ferme des Hicks pour récurer leur truie…J'ai même des photos. D'ailleurs j'y pense ça ferait un bon reportage dans le journal, tu vois la une ? "Le directeur du Crédit Lotal de Lôches bourre la cochonne chaque nuit à 3h. Venez nombreux, etc…"

Thierry se reboutonna, la sueur ruisselait sur son nez. Violette le tenait par la couille gauche, l'autre étant prise par Zahia. Décidément sa relation avec Patounette lui coûtait.

-          Bon je crois qu'on est à égalité maintenant, non ? demanda Violette.

-          Ouais Ok, t'es une foutue bonne journaliste et je renouvelle le contrat de Michel demain.

-          T'es sympa…Tiens je boirais bien un cognac.

-          Je te l'apporte Violette.

En allant chercher le verre de Violette, Thierry pensait que c'était vraiment une journée de merde.

 

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Lôche - Episode 9 : L'homme vert

2 Janvier 2011 , Rédigé par Satusamer team Publié dans #SéRIE SAMER

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Résumé :

Lôche, paisible village péri-urbain de 300 habitants à 5 km de Pâcon, se retrouve un matin mystérieusement isolé du reste du monde par un mur de brouillard...bla bla bla..."les méchants" passent à l'action !

 

 

Nom de code : HLM

Coordonnées : Nord 5454°2°_Sud 546001° Est 124° Ouest 711°

Date : xx/xx/xxxx

Plage horaire : 19h-23h

Importance : haute

Catégorie : nettoyage raffiné

Cible(s) et nb : 72

Observations : carte blanche sur la méthode employée.

 

Voici un extrait du papier qui est en train de finir de se consumer dans l’air frais de ce soir de pleine lune à Lôche. Un morceau de papier qui brule doucement et qui vient de s’envoler par l’une des fenêtres arrière de la bâtisse de Mr le Maire, Gérard Clon.

Notre homme arrive sur les lieux et pénètre l’immeuble HLM après avoir suivi un résident afin de bloquer la porte avant sa fermeture. Tel le ninja il ne laisse aucune trace de son passage furtif : ni bruit, ni trace quelle qu’elle soit.

Très vite il est accroupi derrière la porte N°1 et tend l’oreille avec son stéthoscope. La musique semble provenir d’un tourne disque vinyle avec le son qui crépite et la voie d’uns star de la chanson française du XXème siècle, un temps ministre de la culture…Aux premières (fausses) notes notre homme ferme les yeux et serre les dents. Il reconnaît cette merde innommable « …en apesanteur, ohhh ohh, ahhh…en apesanteur… » Calogero ! Il voit rouge ou plutôt vert, son visage changeant soudainement de couleur. Oublie sa mission, fouille son sac, en extrait une grenade et s’apprête à défoncer la porte quand soudain la musique s’éteint brusquement faisant relâcher la tension de notre homme décidemment très spécial. Il expire doucement à plusieurs reprises, range son arme et sort un tube de comprimés et en ingurgite deux. Calmé, il sort un calepin de sa poche et annote :

-      porte 1 : Reservoir Dogs !

Pendant ce temps de l’autre côté de la porte une résidente soupire à la coupure de l’électricité, allume des bougies, nourrit son p’tit lapin et range précieusement l’un de ses disque préféré sans se douter une seule seconde qu’elle vient d’échapper à la mort. Mathilda CHEVRE continue sa petite vie.

Dans le noir, des lunettes vision nocturne sur la tête, notre homme est déjà derrière la porte N°2 en train d’annoter son précieux calepin :

-      porte 2 : Terminator 1

Derrière cette porte, pourtant aucun bruit, Mr et Mme QUEAUNORD dorment déjà !

Porte N°3,4, 5, …toute une litanie de portes, de noms et d’annotations sur son carnet avec parfois un humour plus ou moins prononcé comme la porte 69 : Vibroboy, la porte 13 : Hallowen ou la porte 51 : Roswel.

Mais que se cache derrière ces numéros et ces titres de films ?

La vérité c’est que nous sommes en présence d’un homme avec un bagage côté psy ! Joryk tapriteski est un tueur professionnel sur qui des expériences ont été menées ce qui explique sa corpulence et sa couleur de peau changeante. C’est simple, les personnes qui n’ont pas croisées son chemin et qui sont encore en vie l’appelle Shrek. Son corps n’est pas le seul à avoir subi des dommages irréparables, son esprit étant endommagé. Sa mémoire n’est vieille que de 5 ans environ et les seuls aptitudes résiduelles sont celles liées à ses talents de tueur pro ainsi que sa culture basée totalement et uniquement sur des références cinématographiques.

Ce qui nous ramène à son carnet, ses annotations faisant référence à des films…

Pour Shrek, chaque mission de killer est un film sur lequel il va s’appuyer ! C’est ainsi qu’il s’est construit une sorte de tableau de correspondance entre sa mission c'est-à-dire tuer et, un film c'est-à-dire la façon de le faire !

Quelques exemples de jobs et la méthode employée :

-      Pour une mission qui consiste à éliminer une personne dans sa salle de bains, SHREK l’appellera Psychose en hommage à A. Hitchcock, utilisera un couteau et écoutera la BO de Bernard Herrmann (hi hi hi hi ii hi iiii…) !

-      Pour rendre sourd quelqu’un, il l’appellera Réservoir Dogs en hommage à Q. Tarantino, utilisera du scotch et un couteau, le tout sur « Stuck in the middle with you » de Stealer Wheels.

-     Pour faire croire à un meurtre exécuter par des yakuzas il piochera dans ses films tchongs préférés tels que The Blade de Tsui Hark ou encore Hanabi, feux d’artifices de T. Kitano, endossera la tenue de samouraï de Jet Li et utilisera un sabre exclusivement japonais…un vrai psychopathe !

-      Une autre fois pour une mission en pleine brousse où il devait « tout faire péter », il choisit Prédator de J MacTiernan et la fameuse sulfateuse capable de débiter 1000 coups de 16mm en une seconde. Imaginez Shrek déguisé en Swartzeneger en tenue de camouflage qui gueule « contaaaaaaaaact » en arrosant tout ce qui se trouve devant lui et vous aurez une idée du taré.

Allez une p’tite dernière….

-     Pour un contrat dans une île du pacifique où il devait exécuter quelques familles retranchées en pavillon il pensa tout de suite à la chevauchée des Walkyries de Richard Wagner et donc vous l’aurez deviné à Apocalypse Now de FF. Coppola. Gros mais alors très gros spectacle et budget (il réussit à voler un hélicoptère armé avec système son ultra performant). La folie des grandeurs ne lui fait pas peur. Rien ne l’arrête !

Régulièrement il se trouve de nouvelles « connexions » entre son job et le 7eme art. et enrichi sa palette de tueur né. C’est ainsi que dernièrement et pour une future mission où il devra exécuter quelqu’un en faisant croire à un accident de la circulation, il est parti en croisade pour rechercher une Playmouth Fury de 1958 rouge, voiture cultissime depuis Christine réalisé par J. Carpenter, Voiture qu’il trouva sur le continent Nord Américain. Il arrive cependant et heureusement, que notre « homme » ait des limites. Ainsi Le Silence des agneaux de J. Demme où pourtant le personnage principal est un véritable psychopathe, ne fera jamais partie de sa liste, SHREK se refusant d’aller jusqu’au cannibalisme. Autre exemple : Kill Bill de Q. tarantino. Alors que travailler sur Don’t Let Me Misunderstood de Santa Esmeralda motive notre animal fou, enfiler une perruque blonde, avoir l’air d’une fille…c’est trop ! Autre projet avorté celui de déguiser un meurtre en accident commis par des oiseaux ! En référence à Alfred Hitchcock et son The Birds, Shrek n’a jusqu’à ce jour pas réussi à surmonter l’obstacle du dressage des tétrapodes à plumes malgré ses investigations auprès des zoos et cirques du monde entier.

Mais revenons à nos moutons.

Nous sommes le lendemain matin, Lôche dort encore mais plus notre homme allongé sur son lit en train de se faire sa playlist professionnelle.

Quelqu’un s’approche de la porte de sa chambre et frappe 3 coups. Un papier glisse sous la porte aussitôt intercepté par SHREK.

Nouvelle ordre du jour : mission précédente HLM avancée à la date du jour. Heure : 5h (ce qui ne laisse que 30 minutes) et la catégorie est changée : spectacle. Hummm… même s’il ne laisse rien paraître c’est un coup dur pour celui qui se voyait déjà rejouer ses films préférés….72 ! Tous différents et en une seule journée. Il aurait presque égalé son record…

Pas le temps de rêvasser, ne prenant même pas la peine de regarder son calepin, SHREK efface sa dernière playlist et ne choisit de garder qu’une chanson. Un boitier ressemblant à une télécommande dans la poche, un peignoir avec chaise pliante dans un sac, le voilà qui referme discrètement sa porte…il est parti.

Alors que Lôche dort encore le voilà qui arrive près du lieu du crime. Il choisit de s’installer dans une cabine téléphonique où Il sort et déplie sa chaise, se met torse nu, enfile un peignoir, jette un regard panoramique afin de s’assurer qu’il est bien seul (un hérisson tout mal fichu étant la seule créature dans les parages), enfile ses écouteurs, sort son boitier qu’il active en appuyant sur ON et retient sa respiration. Un regard vers la cloche de l’église, il est exactement à l’heure. Il ferme les yeux, visualise son plan B lié au dispositif installé lors de la nuit dernière alors qu’il faisait la tournée des portes et étages du HLM… Tout est bien en place, il a tout plastiqué !

Il actionne son baladeur, les premières notes de guitare de Where is my Mind des Pixies retentissent. Il frissonne, appuie sur sa télécommande, ouvre les yeux…et  souris devant le travail accompli. Fight Club (D. Fincher) a encore été rejoué.

 

A suivre…

 

  

 

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Lôche - Episode 8 : Zahia

27 Décembre 2010 , Rédigé par Satusamer team Publié dans #SéRIE SAMER

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 Résumé : trop compliqué...faut suivre un peu !

 

  

 

 

Ça faisait deux bonnes heures que Tayo s'amusait à faire rebondir ce vilain hérisson quand Zahia, la vétoche du village et amie des animaux l'interrompais en plein "plok".

- Mais qu'est-ce que tu fais boutefigue ? Tes pas fou de l'empéguer comme ça ? Allez escampe-toi avant que je te pigne, barjaque va!

Tayo ne demanda pas son reste et pris ses jambes à son cou.

- Oh mon pauvrot viens ici mon petit, ça va, tout va bien. Il est parti cette canaillasse de fadorle, va. T'inquiète pas Tata Zaza va s'occuper de toi.

Hercule sentant enfin une âme charitable s'accrocha mordicus sur le mollet de Zahia et commença des petits mouvements de va et viens sur sa jambe. Pour une fois qu'il en tenait une sympa, il n'allait pas la lâcher celle-là.

- Mais qu'est-ce que tu caguades! Fan de chichourle! Brave, va, allez je vais te ramener et te soigner. T'as du prendre des pignes sur la tête, té!

Zaza s'en alla avec le hérisson collé à son mollet. Cela faisait peu de temps qu'elle avait quitté son Occitanie chérie pour s'installer dans le village où elle exerçait comme vétérinaire. Il y avait surtout les bêtes à Pierre Hicks à soigner et quelques animaux de compagnie. Le boulot n'était pas intensif, mais depuis quelques temps, les habitants, exclusivement masculins, venaient la consulter, souvent pour des symptômes mineurs…Zaza avait conservé les gestes et le protocole d'examen vétérinaire classique : palpage, pelotage, caresse, identification du sexe,…

Elle allait rendre sa visite hebdomadaire à la ferme de Pierre Hicks quand elle a vu le petit Dugommier qui torturait ce pauvre hérisson en le lançant contre le brouillard. Son sang n'a fait qu'un tour, elle qui ne supporte pas la violence faîte aux animaux. Les hommes, pourquoi pas, les enfants, passe encore, mais les animaux, ça non!

Zahia arrêta sa camionnette sud-coréenne en éco-chanvre devant la cour de Pierre Hicks et débutat sa visite. Elle s'arrêta longtemps devant Patounette la truie.

- Oh pauvresse, mais qu'est-ce que tu as encore au tchoul ? Tu as les fesses en sang, belle…

- Salut Zaza, ça va. Super tes bottes en fourrure. Régine était sur le perron de la maison.

- Ah, salut Régine. C'est un hérisson que j'ai trouvé, il est scotché à moi. Dis donc, t'as vu ta cochonne, elle est en sang, pauvrette…L'anus, a pris un coup on dirait, elle a des écoulements vulvaires et les lèvres infectées par un…chancre mou on dirait.

-  Oh c'est dégueulasse.

- Vous l'avez fait monter récemment ?

- Hein, quoi ?…par un cochon tu veux dire

- Non un cheval…ben oui un porc, vous lui avez fait faire une saillie ?

- Ah non pas que je sache…

- C'est étrange. Bon, je vais lui donner un traitement, c'est pas bien grave, mais c'est transmissible, donc faut pas la faire monter avant deux mois.

-"Oh de toute façon on comptait pas la reproduire. Je crois que Pierre veut la saigner bientôt.

- Oh ! Pauvrette va…

- T'es trop sentimentale pour une vétoche, ma grande.

- Ouais, je sais. Allez à la semaine prochaine.

-  Tchao Zaza. Dis, mets un hérisson sur ton autre jambe et t'auras un look d'enfer...

- Merci, j'vais y penser.

Zahia, pris sa camionnette et se dirigea vers le stade de foot, elle avait un peu de mal à conduire avec le hérisson dans les pattes. Elle allait rendre visite à l'équipe de foot de Lôche dont elle était la supportrice attitrée. Il fallait les motiver, la semaine prochaine ils rencontraient le spartak de Pâcon pour une qualification en coupe de l'empire.

Zaza fit une entrée remarquée dans les vestiaires, ils étaient tous là, Bertrand Dugommier, clope au bec, Rico, Damianek le curé, et quelques autres…

- Tiens Doc, tu tombes bien, dit Bertrand. J'ai un point là chais pas ce que j'ai…Prôôôôutttt" et il lâcha un énorme pet.

- Ouarf ! ouarf!

- Youh Youh Youh! On s'amuse les jeunes. Allez les belles paires de Lôches! Chanta Zahia.

- Dis donc c'est quoi ta botte en cactus, c'est nouveau ?

- Mais non c'est un hérisson, il s'est collé à mon pied ce fan de chichourle…Pauvret, il est effrayé…Tiens d'ailleurs, je te retiens toi, macarelle de sougasse. C'est ton fils, ce roumègue de Tayo, qui jouait à le pignoter comme une calebasse, vé ! C'est du joli, bravo!

- Oh…faut pas lui en vouloir, c'est l'adolescence, il est bizarre en ce moment…tiens tu pourrais pas l'examiner un peu ? Genre lui tripoter le zinzin ?

- Oh, mais moi je suis véto pas psycho-gniards…

- On dit pédo-psychiatre…Enfin, bon fais gaffe quand même à ton hérisson…Si Gégé le voit il va te le transformer en crêpe, il peut pas les saquer les hérissons…

-FIFILLE ? FIFILLE BALLON ?

Zahia se retourna et aperçut un nouveau joueur, très grand très baraqué avec une balafre sur le visage. Il était complètement nu et son engin énorme, tel un bazooka, braqué sur elle.

- Oh Fan de Chichourle!!C'est quoi ça ? Il est guindourlé comme un percheron çui-là!"

- Calme Franky, calme…tu connais pas Franky dit POL et son gros popol, Zahia ? C'est le mécano de Gégé et surtout le nouvel avant centre de l'ASBPL…Hein Franky ?…Calme, Franky. Bon il a un peu les fils qui se touchent, mais il n'est pas méchant…Hein Franky…Bon rhabilles-toi tu fais peur à la dame.

Deux ans plutôt Franky avait reçu l'avant de la voiture de Gégé dans la gueule. Depuis, ça tournait plus très rond chez lui. Gégé, qui avait quelques remords, l'avait embauché dans son garage.

- Bon les tafioles on sort des vestiaires là, et on va taper du cuir, merde! Dans une semaine on joue ces connards de Pâconais…Enfin si ce putain de brouillard nous lâche un peu les ovaires.

Thierry Magouilles, président du club de foot venait de faire son entrée magistrale. Tout le monde file dehors.

- Tiens…Euh …Zahia, tu peux rester deux minutes, j'ai à te parler…

Dugommier en sortant fit le geste explicite du brossage de dent…Thierry attendit que tous les joueurs soient dehors.

- Bon Zahia…euh…voilà, j'ai un problème…un problème de santé…à la b…

- Quoi

- J'ai un truc à la teub, putain

-"la teubutin ?"

-"A la queue, le barreau, le zob, la trique, popaul, le zizi, la bite quoi, j'ai un truc bizarre sur la queue…Je peux pas allez voir Vachon, tu comprends, c'est un peu la honte…Alors comme toi t'es comme un médecin…tu peux pas jeter un œil ?

- Putain les gars, changez de médecin…Ben vas-y défroque-toi que je regarde ça!

Au moment où Thierry se déboutonnait devant une Zahia à genoux, Gégé qui avait oublié son paquet de gauloises, ouvrit la porte :

- Ah merde, scusez je r'viendrais…ouarf ouarf!

- Oh merde, putain ça va jaser pensa Thierry…

- Alors voyons ça…Oh fan de chichourle! Mais t'as baisé dans une ruche où quoi ? …ça me rappelle quelque cho..Putain la cochonne, c'est toi qui baise la cochonne des Hicks, con ?

- Hein non mais ça va pas! Thierry rouge au front se reboutonna.

- Oh Macarelle, mais t'es malade ? Tu niques la truie. Mais t'es pas bien toi!

- Ta gueule, nom de dieu, tout le monde va t'entendre…Bon écoutes, on peut s'arranger, t'es tenu par le secret professionnel, hein ?

- Mon cul ouais, je vais me gêner. T'es un malade, je vais le crier ouais! IL NIQUE LA COCHONE A HICKS! IL NIQUE LA PATOUNETTE !

- Stop...Putain la conne…. Thierry ouvrit la porte du vestiaire et cria : "Franky viens ici! Fifille! Ballon dans ventre. Toi aller chercher!

Franky arriva bas-ventre à terre en haletant : Fifille, Ballon ?. Il remuait la queue.

Thierry referma la porte des vestiaires sur les premiers cris de stupeur de Zahia. Sous les coups de boutoirs dévastateurs d'un Franky en rut, Hercule le Hérisson dû lâcher le mollet si douillet de son hôte et fût expédié à l'autre bout de la ville…C'était un carnage…Mais bientôt les cris de surprise et de douleurs de Zahia mutèrent progressivement vers une plainte aigüe de pur plaisir.

Ce soir là, tous les joueurs de l'ASBPL furent saisis de stupeur lorsqu'ils entendirent distinctement "VA-Z'Y FAN DE CHICHOURLE ! BOULEGUE TOI LE CUL ET FAIS MOI PETER LA CLOISON, CON!", qui fût immédiatement suivi par l'éclairage instantané et intensif de tous les projecteurs du stade et de l'explosion successive de la totalité des ampoules…

zaza-copie-1.jpgthierry magouilles

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Lôche - Episode 7 : La collaboration secrète

19 Décembre 2010 , Rédigé par Satusamer team Publié dans #SéRIE SAMER

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Résumé :

Lôche, paisible village péri-urbain de 300 habitants à 5 km de Pâcon, se retrouve un matin mystérieusement isolé du reste du monde par un mur de brouillard. Les habitants commencent à se faire du souci. Plus d'énergie, plus de courant, plus de communications et bientôt plus à manger…

Alors que ses habitants ne comprennent pas ce qui arrive à Lôche depuis l'arrivée du nuage, la mairie semble détenir des informations de la plus haute importance, pire, la mairie a des projets très sombres  pour ses administrés.

 

Je l’ai trouvé !

 je suis en train de pénétrer dans ma grotte pour la première fois, whaou... J’ai le trouillomètre à zéro, il fait très sombre et encore plus froid mais j’aperçois une lumière…Oh, Patounette ! Elle est là, avec des hérissons par dizaine qui se lancent et glissent sur un long toboggan. Je m’approche et Patounette me dis « glisse ».

Cot.

Je l’ai trouvé !

 je suis en train de pénétrer ma grotte, j’ai les chocottes, il fait très sombre… Tiens une impression de déjà vu… J’aperçois de la lumière…Patounette est là, je m’approche et me vois allongé sur un toboggan. Quand elle me dit « glisse » mon moi part en glissade dans un brouillard….Wahouh, un rêve dans un autre rêve ! Ça ferait un bon film ça…

Cot.

Tiens, on dirait qu’on a rallumé la lumière. Ah mais non, j’suis bête, cot, c’est une nouvelle journée qui commence, le soleil est à nouveau de retour…

Et encore ce satané coq qui chante, cot, qu’est ce qu’il est mauvais. Aucun goût pour la mélodie et encore moins pour la diversité, chaque jour c’est pareil, minable. De toute façon je déteste les coqs encore plus que les poules, cot. Si seulement j’étais un porcus verrat avec une vraie queue en tire bouchon pour que ma Patounette aux yeux bleus puisse ne serais-ce me regarder…cot, mais faut que j’arrête de rêver, cot, je me torture le neurone pour rien.

V’là encore le Pierre qui sort de sa cachette secrète suivi de son Vachon, inséparables ces deux là, cot.

Bon c’est pas tout ça, faut se dégourdir les ailes,  je vais aller faire mon jogging matinal.

Ah, Le Pierre vient par là….c’est pourtant pas l’heure du déjeuner ? Comme chaque jour il va sans doute cogner ma jolie Patounette…et paf ça n’a pas loupé, un coup de pieds au cul, le salop !

Mais voilà qu’il fait dans l’originalité maintenant en  attrapant  l’étiquetée N°3999, cot….il la met dans un sac. Curieux… La n°4000 aussi, cot….

Et….Et, cot, pourquoi il fait noir d’un coup, cot ?..pourquoi ça secoue dans tous les sens ?

- Salut la n°3999 ! c’est marrant je viens de voir le Pierre à l’instant te chopper avant de te mettre dans un gros sac.hic...ohhhh … je vois une lumière blanche…

 

-          Oh my God ! dis moi pas qu’c’est pas vrai ! Le prix Nobel, bordel !

-          Mais, mais qu’est ce que tu me fais là mon Doc. ? tu m’as encore réveillé à…bon dieu, il est déjà 6h ? j’me suis endormi ici, c’est ma Régine qui va me tomber dessus ! Tu t’es pas couché mon gros Vachon ?

-          Le Nobel, mon Hicks ! j’ai trouvé, je suis génial !!!

-          Mais qu’est ce que tu gueules ?

-          J’ai réussi mon Pierrot

-          Quoi, t’as réussi à me réveiller et après ?

-          J’ai réussi ma poule…ah ah  et grâce à une de tes gallinacées en plus.

-          Quoi ? qu’est ce que t’es allé foutre dans mes poulettes ?

-          Non t’inquiète…Ecoute-moi bien.  J’ai enfin concrétisé 10 années de recherche. Grâce à toi, ton pinard bio, ton installation souterraine, ton matériel hérité de Caméron et grâce à ta poule px.4001, j’ai réussi à lire dans la psyché d’un être mort !

Ouvre tes yeux, Regarde l’écran et lis !

-          Pfff …fais-moi voir ça …

-          Ce que tu lis là est la dernière journée de vie de ta cocotte nom de code px.4001, transposé par écrit via ce transpondeur scanner cérébral.

-          C’est pas vrai !? les poules ont une conscience et celle-là était cinéphile, alors là j’suis sur le cul !

-          Bon c’est vrai que c’est une découverte incroyable mais tellement futile par rapport à mon invention ! Démonstration, je te montre. Je mets une sonde buccale sur le sujet, une sonde anale…

-          T’es qu’un pervers, compte pas sur moi pour faire un essaie !

-          Je place le cobaye sur la machine Caméron, je lui injecte ma potion magique, j’allume mon ordi, lance mon application et c’est parti !

-          … alors là c’est fort ! Les dernières pensées de ma poulette….j’en reviens pas. Mais dis donc, faudrait pas que les fous du village apprennent que je sacrifie des bestiaux pour tes expériences. Avec ce foutu nuage c’est que c’est le rationnement là haut et ils comptent tous sur moi pour les faire becqueter.

-          Allez on s’en fout, « Glump ! » on va trinquer mon génie de Docteur !

-          Bien parlé, à la tienne et à ce jour historique…mais attend, le meilleur c’est pour maintenant !

-          Hein ?

-          Le top du top c’est que je peux lire ces pensées mais je peux également, tiens toi bien, transposer ou téléporter c’est comme tu veux, le tout d’un corpus A vers un corpus B !!!!je suis GENIAL !

-          Hein ? Tu fais du Star Trek ou un truc dans le genre ?

-          Non plutôt du Matrix ou Avatar ! l’esprit de ta poule dans le corps de qui tu veux !

-          Meerde, alors là les bras m’en tombent…Oh et pour le coup j’vais te sortir une bouteille millésimée qui va te rappeler des souvenirs.

-          Oh merde ! l’année de la révolution ! LA RESISTANCE républicaine, ORACLE, toi PAO et DAO, moi…qu’est ce qu’on les a bien niqué ces fachos de la force impériale. Merde, j’ai dit un truc qu’il fallait pas…excuse moi, ça va ? t’es tout palo d’un coup. PAO, dis moi quelque chose…

-          C’est rien doc, c’est juste que ça fait des années que j’ai pas entendu le nom de DAO prononcé par quelqu’un…ça me fait tout drôle de penser à elle.

Pendant ce temps à la surface, Régine est déjà debout depuis quelques heures en train de nourrir tous ses rejetons et commence à pester contre son mari qui a découché !

-          Il va m’entendre votre papa, j’vous l’dit !

-          Mais il est où papa, maman (dit la 7ème)?

-          Très bonne question ma p’tite Elyane, et comme tu as fini de manger, tu vas aller dehors chercher ton papa, tu veux bien ?

Et voici Elyane dans la cour en train de crier après son père.

-          Papa, PAPA ????

-          Chute, doc…j’crois bien que les affaires reprennent. On me cherche je suis grave à la bourre. Fini les festivités et retour à la vrai vie bordel de merde. Allez mon doc, fais moi béko et je te dis à ce soir. Emprunte le conduit X12 cette fois-ci, la dernière fois quand je cherchais l'autre hérisson de mes 2 j’ai cru voir des fouineurs de la mairie trainer dans les égouts. Allez ma poule, prend tes affaires et reste sur tes gardes j’ai comme un mauvais pressentiment…Doc ?

-          Oui ?

A nos camarades tombés, à ton invention et à ce soir !

 

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Lôche - Episode 6 : La Mairie

12 Décembre 2010 , Rédigé par Satusamer team Publié dans #SéRIE SAMER

LOCHE_affiche_S1_episode6.jpgRésumé :

Lôche, paisible village péri-urbain de 300 habitants à 5 km de Pâcon, se retrouve un matin mystérieusement isolé du reste du monde par un mur de brouillard. Les habitants commencent à se faire du souci. Plus d'énergie, plus de courant, plus de communications et bientôt plus à manger…

Après une messe endiablée qui a remotivé un peu les troupes, le garage à Gégé et sa station service, avec les dernières réserves d'agro-carburant, sont dynamités par un mystérieux inconnu qui a disparu…

 

La journée avait mal commencé pour Manu Palarsen. Ce matin en se levant comme tous les jours il avait récité son mantra : "mais qu'est-ce qui va me tomber sur la gueule encore aujourd'hui". On peut dire qu'il a été servi. Il s'était levé de méchante humeur, la veille il avait tardé à trouver le sommeil, à cause d'elle, Xéna la Rouquine, dont il avait la série complète chez lui.

Depuis la mort tragique de ses parents, Manu vivait seul chez sa grand-mère, Mamie Larsen. Un mode de vie austère mais dont il s'était accommodé pour les quelques espaces de liberté que lui laissait la surdité phénoménale de Mamie et sa manie de commencer ses nuits à 18h affalée et bavant dans le sofa devant la télé. Manu en profitait alors pour vaquer à des distractions plus personnelles. Il était un fan absolu de films érotiques de série Z dont il collectionnait les dvd en cachette. Il s'était même habitué aux ronflements de Mamie qui couvrait les dialogues, ce qui ne gênait pas trop la compréhension de l'intrigue. Il ne dédaignait pas aussi, de temps en temps, se secouer le prunier. C'est vrai, une fois, une seule fois, il s'était un peu servi de la main agitée de tremblements parkinsoniens de sa Mamie pour achever une séance de secouage particulièrement trépidante. Mais il n'avait jamais réédité cette chose infâme, en particulier parce que Mamie avait les mains rêches. Certaines mauvaises langues du village insinuent que Mamie Palarsen ne serait pas aussi sourde que ça et qu'elle apprécierait les exercices manuels de son petit Manu. De là à dire qu'elle était parfaitement consciente le jour où Manu expérimenta la branlette parkinsonienne, il y a un pas que la pudeur nous empêche de franchir.

Parmi la centaine de DVD qui ornait le faux plancher de sa chambre, il y avait une série qu'il chérissait plus que toutes : les aventures en 4 opus de Xéna la Rouquine, films d’héroic-fantasy avec son héroïne à gros seins dont il était complètement accroc. Avec les quelques sous mis de côté il avait même racheté anonymement les droits de la série pour en faire une production personnelle. Il cherchait sa muse qui endosserait le rôle de Xéna.

En attendant, ce matin là, il était loin de tout ça. A son arrivée devant la Mairie, il avait senti que quelque chose ne tournait pas rond. Il achevait sa 5ème clope du matin en récitant son 2ème mantra favori "qui c'est qui trinque c'est bibi".

-   Qu'est-ce que vous foutez Bordel à bite, magnez vous le cul, Palarsen!.

C'était l'accueil matinal du Maire, son patron, qui le cueillit ce matin là. Le Maire l'avait vite mis dans l'ambiance, c'était l'apocalypse et il fallait se retrousser les manches. Manu était le secrétaire administratif de la Mairie de Lôche, à ce titre le Maire lui avait confié la tâche de mettre en place l'organisation logistique du village pendant la période d'isolement.

-    Nous sommes les représentants de l'Empire dans ce village, Palarsen. Nous devons veiller à la sécurité des biens!. Et des personnes… avait répliqué Manu. Hein…euh oui des personnes, si ça vous chante…En attendant, réunissez tout le monde, faîtes un diagnostic complet de la situation, assurez-vous de ce qui reste dans la supérette, rationnez l'eau, les aliments…. Moi, je vais voir Porteflingue, il est un peu sur les nerfs…Vous me ferez un rapport toutes les heures, Allez rompez!.

Depuis ce matin, Manu n'avait pas arrêté une seconde. Il avait organisé une réunion avec les notables de la ville afin de disposer du maximum d'informations et de commencer à établir un plan d'urgence. Il ya avait là, Hubert Laclôche, en tant que conseiller municipal de l'opposition, Thierry Magouilles, le docteur Vachon, Marie la pharmacienne, son mari Rico, Pierre Hicks et même ce con de curé remplaçant qui se trimbalait avec un sexe géant sur sa chasuble. Manu ouvrit la séance :

-   Monsieur Laclôche, vous êtes dans les locaux de l'Empire ici, même en tant qu'opposant à la majorité impériale, vous pourriez mettre un slip tout de même. Bon, merci à tous d'être venus, je vous résume la situation, pour une raison inconnue à l'heure qu'il est, nous sommes totalement coupés du monde par un mur de brouillard. Plus rien ne passe, ni télécommunications, ni ondes radios. Nous n'avons plus d'eau, ni d'électricité, ni d'agro-gaz. Et la pompe à agro-carburants de Gégé vient d'exploser En attendant que nous trouvions une solution, nous devons nous organiser pour tenir. Des questions jusque là ?"

-   Ben y a les gégouts. Est-che que vous avez échayer de les chuivre et de remonter jujqu'à la chortie, demanda Rico

-   Bien ch..sûr qu'on a essayé, le coupa sèchement Manu, un peu énervé de ne pas y avoir pensé avant. Il nota brièvement en le soulignant 2 fois dans son cahier : "Voir conduites égouts".

-   Bon si pas d'autres remarques débiles, je continue. Pour nous organiser, il est nécessaire que tous contribuent à l'effort collectif. Chacun est chargé de faire l'inventaire de ses stocks et nous devrons organiser le partage de toutes les provisions. Thierry, as-tu fait un inventaire des stocks de la supérette ?

-   Ouais, et c'est pas le Pérou. Il nous reste que quelques cartons de farine ou des conserves de légumes dégueulasses.

-   Viandes ? Œufs ?

-   Plus rien, nada.

-   Quoi, mais j'y suis allé hier, le rayon boucherie était plein ? s'étonna Marie.

-   Ouais, bon ben c'est parti depuis, qu'est-ce tu veux que j'te dise.

-   Mais c'est dégueulasse, tu te sers pendant que les autres vont crever! hurla Marie.

-   Oh on se calme Mary Poppins, moi je donne à ceux qui paient. Ce matin j'ai eu un tas de commandes avec plein de fric, la supérette était pas encore réquisitionnée…"

-   Oui, mais bon t'aurais quand même pu réfléchir avant de tout donner… répliqua Manu.

-   Oh dis donc même ton patron il m'a filé sa liste, tu te fouterais pas de ma gueule Paslarsen ?

-   Putain, voilà la majorité impériale dans toute sa splendeur. Tout pour ma gueule! exultait Hubert Laclôche en se touchant les couilles.

-   T'iras en enfer Magouilles pour tes…euh..magouilles" dit Damianek.

-   Ouais, vas-y excommunies moi Jean-Paul.

-   Moi ch'ais encore ma cave pleine et ma chambre froide remplie. Priorité aux genfants de l'école, je peux leur faire à mancher tous les chours, assura Rico.

-   Ouais et puis j'ai le puits pour l'eau et quelques dizaines de poulets. On peut voir venir, rassura Pierre Hicks.

-   Merci Rico et Pierre. Au pire t'as aussi ta grosse truie ? demanda Manu.

-   Patounette ? ah non, on touche pas!

-   Tout le monde se retourna vers Thierry qui avait parlé spontanément et qui avait le rouge au front.

-    …Enfin c'est ce que dirais Pierre Hicks, non ?

-    Pierre Hicks ne put réprimer un sourire.

-    Ouais, on la garde, pour après si ça se gâte, on verra…

-    Bon voilà le problème de l'alimentaire résolu. Passons à l'énergie. Pierre, il te reste des générateurs ?

-    Non j'ai tout filé, et bientôt j'aurais plus d'agro-carburants en stock. Va falloir rationner sévère les gars.

-    Moi chais un chénérateur mais il me chert pas ch'ais le courant et le gaje au rechtaurant"

-    Ben tu pourrais me le filer pour la boîte ce soir ? demanda Thierry.

-    Et puis quoi encore connard, t'as piqué toute la viande de la supérette, tu veux pas qu'on te serve le café chaud aussi ?" répondit Marie.

-    Ouais et une pipe aussi rétorqua Thierry.

-    Tou retire cha tout de chuite hijo da putana!

-    Stop! On se calme, on verra Thierry ce que le Maire décide. Je vous rappelle que tout ce qui peut servir à la collectivité est réquisitionné par la Mairie, trancha Manu.

-    Ah ah… On voit bien ce qui peut servir la collectivité pour cette Mairie qui fraie avec les puissances de l'argent, éructa Hubert.

-    Va mettre un slip gros sale! répondit Thierry.

-    Sur le plan sanitaire, Docteur Vachon et Marie, pour les médicaments et les premiers secours, comment ça se présente ?" demanda en hâte Manu soucieux d'apaiser tout le monde.

-    C'est bon, j'ai tout ce qu'il faut. Avec tout ce que le Docteur Vachon nous fait commander en antibiotiques j'ai de quoi soigner une armée en campagne, répliqua Marie.

-    Le docteur Vachon qui s'était endormi ne broncha pas.

-    Bon ben je crois que tout est dit. Je vous donne rendez-vous demain même heure pour faire le point. Bon courage à tous.

-    Tout le monde se lève, Pierre Hicks donne un coup de pied à Vachon pour le réveiller.

-    Euh Rico, tu peux rester deux secondes…C'est quoi cette histoire de courant dans ton restaurant ?

-   Ch'est vrai, ch'ais le chus et le gage. Je chais pas comment cha che fait. Il parait que chez Betty ch'est la même choge.

-    Etrange. Merci Rico, à demain.

 

Manu fit appeler son technicien, Elas. Elas, que tout le monde appelait Pimpon depuis qu'une échelle de pompier lui était tombée sur la tête et qu'il se prenait pour Steve McQueen en colonel des pompiers dans la Tour Infernale, vivait dans un hélicoptère sans hélice qu'il avait aménagé en logement.

-    Elas, j'ai une mission de la plus haute importance à te confier. C'est une question de vie ou de mort. Tu vas descendre dans les égouts et voir si on peut aller jusqu'à la sortie. Tu as tout compris ?

-    Oh oui chef. Je pourrais mettre mon casque ?

-    Mais oui tu pourras mettre ton casque et même ta combinaison. Ça te va ?"

-    Ah ouais, super! Dites chef, j'pensais à un truc là, avec mon hélicoptère, peut-être qu'on pourrait passer au dessus du mur de brouillard ?

-    Mais y a pas d'hélice, Elas !

-    C'est là qu'est l'os! répondit Elas qui connaissait ses classiques.

 

Au même moment, le Maire Gérard Clon s'entretenait avec le policier Municipal Brice Porteflingue :

-    Alors Brice, comment ça se présente ?

-    Bien chef. Mon super täser est prêt, pas trop de remous, ces tarés ne se rendent compte de rien!

-     Ouais, ils vont avoir une bonne surprise!

-     Quand est-ce qu'on passe à l'action, chef ?

-     Le Maître nous fera signe. L'idée c'est que dès qu'il donne son feu vert, on les convoque tous à la salle des fêtes, femmes et enfants compris. Et là tac tac tac tu me les descends tous. Pas de témoin à dit le Maître.

-     J'adore ce plan, chef!

A ce moment, on toque à la porte.

- Ouais ?

Manu Palarsen passe la tête par la porte :

-          Euh patron ? Je viens de faire un point sur la situation, on s'organise pour le rationnement…

-          Ouais, bon, on s'en fout!

-          Juste vous dire, qu'il y a des trucs bizarres. Apparemment, il y a du courant chez le Polak et au Salomé de Bahia…J'arrive pas à comprendre comment…

-          Ouais ben vous me ferez un rapport un autre jour, rompez, je suis en entretien là…

Manu Paslarsen vexé referma la porte. Merde, j'ai oublié de lui parlé de la mission de Pimpon dans les égouts…Oh et puis merde, qu'il aille se faire voir se gros con…

 

manu

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Lôche - Episode 5 : La Messe à Lôche et l'accident de Deltaplane

6 Décembre 2010 , Rédigé par Satusamer team Publié dans #SéRIE SAMER

LOCHE_affiche_S1_episode5.jpgRésumé :

Lôche, paisible village péri-urbain de 300 habitants à 5 km de Pâcon, se retrouve un matin mystérieusement isolé du reste du monde par un mur de brouillard. Les habitants commencent à se faire du souci. Le patelin dépend complètement de l'extérieur, travail, nourriture, eau, et surtout loisirs…sans télé, sans radio, sans journaux, comment vont-ils passer le temps…

Heureusement il y a la messe, Damianek le curé du village assure les préparatifs d'une bonne messe de derrière les fagots.

 

Damianek leva solennellement la cruche de vin au-dessus de sa tête et déclama devant l'auditoire :

-       Buvez, ceci est mon sang!

-       Amène! firent les habitués.

Il y avait là les fidèles parmi les fidèles, Hubert, le père de Betty, toujours aussi allergique au slip, Rico qui avait amené de la charcuterie de son restaurant, Bertrand Dugommier, la tête dans le sceau et les poils frisotants, Gégé le garagiste-poète, Michel Gracias le DJ dealer de musiques illicites, et même Thierry Magouilles son patron à la boîte "La Mousse". Plus quelques autres éclopés et parias du village. Dans cette atmosphère de fin du monde, il y avait aussi exceptionnellement de vieilles rombières et de vieux cramoisis qui avaient fait le déplacement, souhaitant gagner les faveurs de Dieu avant le jugement dernier. Mais cela ne perturba pas le moins du monde Damianek qui décida de respecter le protocole en lançant la conversation :

-       Z'avez vu le bordel les gars

-       Ouais c'est la fin du monde

-       Boh…Tant qu'on a du pinard et du sôce, moi je dis tout va bien

-       Qu'est-ce qu'on dit à Jésus Christ ?

-       Burp!…amdullah…

-       Putain Dugommier t'as les yeux explosés…t'as dormi ?

-       Non j'ai bricolé sur Internet, c'te nuit, avant que les plombs pètent et qu'y a plus de jus…chuis défoncé de sa mère…

-       Putain ça du y aller la branlette! fit Gégé en joignant le geste à la parole.

-       Ca va Hubert sinon, t'as pas froid ?

-       Je me réchauffe au pinard, merci mon grand.

-       Au fait, merci Gégé pour la voiture, nickel ce matin…, dit Damianek.

-       Hein quoi ? J'ai rien fait du tout, ta bagnole elle a pas de batterie

-       Ben ce matin elle a démarré nickel

-       Dis donc t'es sûr que t'étais conscient ce matin ? Vu ce que t'as enquillé hier soir…tu lui a fais le coup du slip à la Betty ? Ouarf Ouarf!

-       J'comprends rien, avec Betty y avait du jus et moi j'avais rien…T'avais du jus Rico ?

-       Yé oune yénératoure à colja qué m'a pacher Pierre Hikch…mais yé pas ou béjoin de lé faire tourné…Y avait l'électrichité dans le rejtaurante. Par contre pas de télé, de radio ou de téléphoneche

-       C'est étrange se dit Damianek, d'abord Betty qui fait fonctionner tous les appareils et toi Rico qu'est le seul à avoir du courant…

-       Rico, ton générateur, tu pourrais me le filer pour la boîte ce soir, demanda Michel le DJ de La Mousse. Ouais et t'arrêtera de passer tes merdes illégales. La prochaine fois que je te chope en train de passer du rock ou du folk à la con, c'est direct chômedu et t'auras le bonjour du Täser à Porteflingue, j'te préviens…aboya Thierry Magouille.

Thierry Magouille était, entre autres, propriétaire de la boîte "La Mousse" où sévissait Michel Gracias en tant que DJ. La boîte déclinait sérieusement et Thierry commençait à tirer franchement la gueule. D'autant qu'il avait surpris Michel, en train de passer un morceau d'Arcade Fire, un vieux groupe pré-impérial et interdit par le décret musical impérial.

-       Au fait les gars j'ai revu le grand noir ce matin, j'ai failli me le faire… cracha Gégé entre deux rots pour dissiper le silence gêné qui s'était installé.

-       Lé Grand Noir…Qu'est-che-que-ché demanda Rico ?

-       Ben cet un enfoiré d'hérisson avec une sale gueule. Faut que je me le fasse…

-       Et pourquoi tou aime pas les Hérichons ?

-       J’aime pas quand ça pique, je préfère les rondeurs douces qui me foutent la trique. Et puis vous avez vu leurs mimiques, on dirait des comploteurs jésuitiques. Tiens la tapette amazonique remets-moi un verre d'encaustique, j’ai le gosier en terre cuite.

-       Bravo…clap!…clap!…

Gégé le garagiste poète-poète fit une petite révérence…

-       En parlant de bouffe, les gars si ça continue le bordel du brouillard on va être en rade de pinard et de charcute, et la messe. Terminée…

-       Ben on n'a qu'à saigner la truie à Pierre Hicks ?

-       Patounette ? Ah non! s'exclamèrent en chœur Gégé et Thierry, un peu gênés.

Gégé et Thierry aimaient "conter fleurette" à Patounette la cochonne dont les fessiers gargantuesques avaient le don d'affoler les libidos…  

-       Tiens en parlant de Pierre Hicks, je l'ai vu hier en train de chier sur un hérisson…un grand noir d'ailleurs…

-       Pierre Hicks, je sais pas ce qui complote avec Vachon, ils sont bizarres les deux dit Gégé content que le sujet Patounette soit évacué.

-       Marie, elle dit que chest oune mauvais docteur le Vachon…il prechcrit que des antibiotiques et pache tout chon temps dans chon labo checret. Moi maintenant yé vé plous que chez Chacha, le véto lança Rico.

-       Putain, il en tenait une sévère hier le docteur Vachon, jamais vu un mec aussi beurré…Qu'est-ce qu'il te racontait Gégé ?

-       Boh..chais pas… qu'il était en train de faire des expériences pour lire les souvenirs d'une morte qu'il aimait…Des trucs d'alcolo quoi!...Pierre il a pas aimé, il te l'a viré manu-militari…

A ce moment, une des vieilles grenouilles s'approcha de la petite assemblée :

-       Dites vous pourriez arrêter de blasphémer dans la maison du seigneur et nous laisser prier en silence…Vous vous rendez compte que l'heure du jugement dernier approche ? Un peu de respect!

Au moment ou Damianek se préparait à tirer une baffe au vieux tromblon, une énorme déflagration figea l'assistance….

 

Tout le monde se presse dehors, le garage de Gégé n’est plus. A sa place, du feu et de la fumée. Certains commencent à paniquer, des cris se font entendre.

-      Merde mon garage !!!! cria Gégé.

-      Au moins ça fait d’la place ! dit Brice Porteflingue

-      J’vais t’montrer moi comment qu’on fait d’la place espèce de wafen-ss cria Gégé et levant le bras armé d’une clé de 22 en direction de Brice.

-     Oh poutine ! les pompes à carburant de Gégé ont explosé, on a plus de réserve d'agro-carburant ! La galère…

Damianek lève la tête :

-     Regardez ! un parachutiste… 

-     Joli cul ! j’dirai qu’c’est une gonzesse ! (Thierry Magouilles)

Le parachutiste atterri sur la place de l’église. Tout le monde se presse à son arrivée (Zvanounette vient d’atterrir gracieusement). Elle hôte son casque et crie :

Il est où l’autre ? 

-     Qu….quoi ?

-     Il est où ?

-     Mais de qui tu parles, qu’est ce que tu racontes, t’as pas vu qu’il y a le feu au garag….. ?

-     L’autre !!!!, l’autre parachutiste bordel de merde !

-     Hein, un autre para…

-     Mais putain ! l’autre OUI. Un mec bizarre ce matin, le visage dissimulé, m'a demandé un cours de deltaplane au-dessus du village. Ça m'emmerdait mais il m'a payé cash et le double prix. Je m'exécute, on s'attache, on part ensemble, on fait deux/trois tours et voilà qu'il balance son sac, apparemment plein d'explosifs, sur le garage à Gégé. Après il m'a sortit un flingue commac, deux fois la taille de l'engin à Gégé, il a essayé de me buter, je me suis détaché en urgence avec mon parachute, et lui il a fait pareil quelques secondes après !

A ce moment précis, tous les mâles auditeurs se posèrent la même question : mais de quel engin à Gégé elle a voulu parler ? Y avait que ce con de Gégé, qui malgré le désastre, souriait bêtement… gégé

 zvanounette-copie-1

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Lôche - Episode 4 : Hubert le Hacker, Damianek le curé

29 Novembre 2010 , Rédigé par Satusamer team Publié dans #SéRIE SAMER

Résumé :

Lôche, paisible village péri-urbain de 300 habitants à 5 km de Pâcon, se retrouve un matin mystérieusement isolé du reste du monde par un mur de brouillard. Les habitants commencent à se faire du souci. Le patelin dépend complètement de l'extérieur, travail, nourriture, eau, et surtout loisirs…sans télé, sans radio, sans journaux, comment vont-ils passer le temps…

Alors que Pierre Hicks l'agriculteur du village frappe sa cochonne, Hubert se fait enlever une dent par Régine…

LOCHE affiche S1 épisode4

C'est avec le cœur plus léger et les couilles pendantes, qu'Hubert traversa la place du village en direction de l'Eglise. Depuis que Damianek officiait, Hubert avait pris goût à la messe et pour rien au monde, même sa fin prochaine, il n'aurait raté ça.

Il avait toujours autant de plaisir à traverser le village complètement à poil avec toutes les rombières qui se cachaient en jetant des cris d'orfraies dès qu'elles le voyaient: "C'est une honte! Il peut pas s'habiller ce vieux dégoutant!". Hyark! Hyark! Il en redoublait de plaisir. Le Maire avait bien menacé d'intervenir et Brice l'avait sermonné en agitant son Täser, mais rien n'y faisait. Après tout, Adam avait la même tenue…

 

Il était fatigué ce matin, sous son pseudo de "Couz1Hub", hacker notoirement connu, il avait passé sa nuit sur la toile à converser en langage crypté avec le Mouvement Autonomiste International et Altermondialiste (M.A.I.A) dont il était un des leaders. La panne énergétique totale qui est survenue avec l'arrivée du mur de brouillard ce matin a stoppé net sa conversation avec le MAIA. Hubert était maussade, tout partait à vau-l'eau en ce moment. Sa fille Betty ne lui parlait plus, dans son cœur il l’avait remplacé par Régine Hicks. Il faut dire qu'il avait bien changé, son comportement était devenu étrange, et cette manie de se balader à poil…

Avec le MAIA, les relations étaient tendues, depuis que leur attaque terroriste, le piratage du logiciel G-ROM, gérant les transactions boursières mondiales et l'anéantissement des réserves d'hydrocarbures, s'était soldée par un fiasco planétaire. Avec l'avènement des agro-carburants, la naissance d'une multinationale monopolistique et hyper-puissante, Lotal, et le règne de l'empereur Niko III, on ne pouvait pas parler d'une réussite. Les agro-carburants affamaient la majorité des pays, et toutes les grandes forêts, Amazonie comprise, ont été rasées. Quand à Niko III c'était un tyran sans scrupule, instrumentalisé par Lotal. Bilan : c'est pire qu'avant! Il avait besoin d'une bonne et démoniaque messe à la Damianek pour oublier ça…

 

Dans l'église, Damianek se préparait à l'office qu'il assurait depuis la mort de Jean-Paul Polak le curé du village. Du fait de ses origines polonaises (la Polognie étant devenue depuis une théocratie dirigé par le Pape lui-même), l’évêché de Pâcon lui avait proposé de remplacer le curé. Il avait accepté faute de mieux et pour le challenge malgré le fait qu’il soit totalement ignorant du catholicisme (et très hostile à toutes formes de religion). De toute façon, sans papier, depuis que l'Empire avait réformé les critères de nationalité (il faut être français de grand-père en petit-fils, certains morts sont dénaturalisés…), il n'avait pas le droit de travailler. Alors ça ou repeindre la girafe, hein…

Damianek avait revu de fond en comble la décoration de l'Eglise. Il avait déménagé dans la crypte, les croix, les statues, tout le mobilier un peu austère et mis de la couleur, des photos, des dessins et des collages, installé un écran de cinéma, un ordinateur Pomme™, un billard, un bébé-foot, un taureau mécanique sur vérins hydrauliques et un bar.

De la messe, il n'a retenu que l'essentiel, la communion, le corps du christ étant composé de saucisson, de jambon accompagné de pain (maison !), le tout bien arrosé de sang du Christ millésimé, plutôt Côtes du Rhône. En gros, c'était un bon mâchon de 10h avec les potes. Quelques fois on sortait les boules…

Depuis que le "dingue blasphémateur", le "métèque profanateur" ou le "niqueur de poules satanique", comme l'appellent les gens bien pensant du village, avait pris la place du curé, les grenouilles de bénitiers et les cathos tradi avaient crié au scandale, fuit l'église et déserté la messe. Les seuls heureux dans l’histoire étant peut être ses compères et amis ainsi que les groupes à la recherche de salle équipée à louer. Bien sûr l'évêché qui commençait à compter les plaintes allait réagir. En attendant, Damianek continuait à officier et en tenue s'il vous plait : il revêtait la chasuble classique du prêtre, avec pour seule petite touche personnelle, un sexe en plastique noir collé devant. «  Mais c’est de l’avant-garde, c’est de l’Art ! » qu’il disait ! damianek

 

  hubert

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